En marge de la 49ᵉ session du Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole (FIDA), tenue à Rome du 9 au 12 février 2026, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy, a multiplié les échanges stratégiques. Le 13 février, il s’est entretenu avec Qu Dongyu, directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), afin de consolider la coopération entre l’institution onusienne et le Gabon.
Au cœur des discussions, l’élaboration d’une stratégie nationale des systèmes agroalimentaires, le développement de projets d’investissements structurants et bancables, ainsi que l’alignement des interventions sur les chaînes de valeur prioritaires. Libreville entend également renforcer sa participation aux plateformes internationales, notamment l’initiative « Main dans la main » et les mécanismes de lutte contre les maladies animales transfrontalières.
Cap sur la transformation du secteur agricole
À travers ce partenariat, le gouvernement ambitionne d’accélérer la modernisation du secteur rural grâce à l’expertise technique et à l’appui financier de la FAO. Il s’agit de mieux structurer les filières de production, d’améliorer les rendements, de développer la transformation locale et de faciliter l’accès aux marchés pour les producteurs. Ces investissements devraient également favoriser l’émergence de projets agro-industriels et renforcer la résilience sanitaire du cheptel, un levier essentiel pour sécuriser la production nationale.
La souveraineté alimentaire en ligne de mire
Au-delà de la coopération institutionnelle, l’enjeu est clairement stratégique, réduire la forte dépendance du pays aux importations alimentaires. En misant sur une production locale plus compétitive et mieux organisée, les autorités entendent renforcer la sécurité alimentaire, stabiliser les prix sur les marchés et soutenir le pouvoir d’achat des ménages.
Dans un contexte marqué par la vie chère et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement internationales, la souveraineté alimentaire apparaît désormais comme un pilier de la politique économique nationale. Produire localement, transformer sur place et consommer gabonais, telle est la dynamique recherchée.
La Rédaction






