Pour réduire la fracture scientifique dont souffre la région du bassin du Congo, Science Panel for the Congo Basin (SPCB) a lancé l’initiative « 1 000 par 10 » pour former 1 000 scientifiques titulaires d’un doctorat issus des pays du bassin du Congo au cours de la prochaine décennie. Ajouter aux 100 scientifiques de l’environnement publiant à travers la région, ces scientifiques permettront de relever les défis du moment.
« Aujourd’hui, il y a un peu plus de 100 scientifiques de l’environnement publiant à travers les pays du bassin, contre plus de 6 000 personnes travaillant en Amazonie », cette alerte du Professeur Lee White interpelle à plus d’un titre sur la nécessité de faire bouger les lignes dans cette partie du monde pour relever les défis inhérents à la recherche et aux financement. Cette trajectoire est assez nécessaire pour mieux comprendre la région, car sans science, il est impossible de mieux quantifier son importance et donc, d’espérer une considération de sa valeur.
Pour contourner cette faiblesse, le Science Panel for the Congo Basin (SPCB) a lancé l’initiative « 1 000 par 10 » pour former 1 000 scientifiques titulaires d’un doctorat issus des pays du bassin du Congo. L’initiative table sur la prochaine décennie avec comme enjeu de faire bouger les lignes dans le domaine de la recherche scientifique.
Pour le Professeur Lee White, cette initiative est un tournant important pour renforcer la capacité scientifique de la sous-région pour mieux comprendre et protéger ces écosystèmes. Quand on sait, a-t-il ajouté, que les pays du bassin du Congo continuent de fournir un service mondial essentiel, contribuant à réguler le climat dont dépendent toutes les nations.
En effet, s’indigne Lee White, « aux côtés de l’Amazonie, le bassin du Congo forme l’une des grandes forêts qui font partie intégrante du système climatique vivant de la planète Terre. Pourtant, bien qu’elle ne représente qu’un tiers de la taille de l’Amazonie, elle absorbe actuellement chaque année davantage de dioxyde de carbone de l’atmosphère, ce qui reflète l’extraordinaire résilience des forêts africaines et leur rôle crucial dans la stabilisation du climat mondial. »
Cette cuvée permettra à la région de relever les défis liés à l’accès au financement, de mieux développer la recherche scientifique et de se positionner comme un réservoir de connaissances dont l’humanité a besoin sur la biodiversité.
Michael Moukouangui Moukala






