Maganga Evny Claude, Elie, Diel Jofrés Mihindou, Yann Ibinga-Bouassa, Carmel Mounziegou et Victoria Hippolyte Iyalbo, six jeunes passionnés de recherche dans le domaine de l’environnement ont vu hier, leurs travaux être acceptés dans le cadre de l’initiative One Forest Vision, après une séance de présentation devant l’Ambassadeur de France au Gabon et des scientifiques locaux.
La « coexistence durable entre hommes et éléphants », la « diversité du sous-bois et réseaux de biodiversité », les « flux de carbone verticaux et latéraux », le « carbone forestier et intelligence artificielle », la « typologie forestière à grande échelle » et la « variabilité des propriétés technologiques des bois » sont les six projets de thèse qui ont retenu l’attention des responsables du One Forest Vision.
Ces travaux, ancrés dans les grands enjeux des forêts du bassin du Congo, illustrent la richesse des approches scientifiques mobilisées grâce au One Forest Vision, au service de la biodiversité, du climat et des sociétés.
Soutenus par la diplomatie française, ces doctorants incarnent une nouvelle génération de scientifiques gabonais ouverts sur le monde et pleinement engagés pour relever les grands défis écologiques de notre époque. « Qu’il s’agisse du conflit homme-éléphant, de la biodiversité des sous-bois ou des flux de carbone forestiers, vos recherches sont essentielles pour mieux comprendre et préserver nos écosystèmes », a fait savoir l’Ambassadeur de France au Gabon.
Cette cohorte répond insidieusement à la préoccupation posée il y a quelques mois par le Professeur Lee White, sur la fracture scientifique dans la région du bassin du Congo et ses conséquences sur la captation des financements verts. En effet, à ce jour, selon les données avancées par le Professeur, à peine 100 scientifiques de l’environnement publient à travers la région du bassin du Congo. Cette faiblesse constitue un frein à la connaissance écologique de cette région et à la captation des financements verts.
« Aux côtés de l’Amazonie, le bassin du Congo forme l’une des grandes forêts qui font partie intégrante du système climatique vivant de la planète Terre. Pourtant, bien qu’elle ne représente qu’un tiers de la taille de l’Amazonie, elle absorbe actuellement chaque année davantage de dioxyde de carbone de l’atmosphère, ce qui reflète l’extraordinaire résilience des forêts africaines et leur rôle crucial dans la stabilisation du climat mondial », faisait savoir Lee White.
Pour appréhender le rôle crucial de la région dans la stabilisation du climat mondial, il faut des recherches conduites par des scientifiques. En cela, les six doctorants gabonais soutenus par le One Forest Vision constituent une ligne de départ, quoique les efforts doivent être menés dans tous les pays pour inverser une situation scientifique presque alarmante.
Michael Moukouangui Moukala






