Le système des Nations Unies a mobilisé 18,5 millions de dollars, soit environ 10,42 milliards de francs CFA, au Gabon en 2025 pour financer des actions de développement. Une partie de ces ressources a été consacrée à l’action climatique et à la protection des écosystèmes.
Selon le Rapport annuel 2025 des Nations Unies au Gabon, 18,5 millions de dollars ont été mobilisés par l’organisme international au cours de l’année, soit plus de 10 milliards de francs CFA qui représentent une progression d’environ 4 % de financement par rapport à 2024. Ces ressources ont été réparties entre plusieurs secteurs, notamment 30 % pour la santé, 25 % pour l’éducation, 15 % pour l’action climatique, 12 % pour la gouvernance et les droits humains, tandis que 18 % ont été consacrés à d’autres interventions stratégiques.
L’environnement apparaît également dans la ventilation des ressources par Objectifs de développement durable (ODD). Le rapport attribue 12,4 % des ressources à l’ODD 13, consacré à la lutte contre les changements climatiques, et 7,4 % à l’ODD 15 consacré à la vie terrestre.
Au-delà des pourcentages, ces financements ont notamment accompagné la transition vers une économie verte et bleue, la protection des forêts, l’adaptation aux changements climatiques et le renforcement des capacités nationales.
Mais derrière ces chiffres, une question demeure : combien ces financements représentent-ils concrètement pour la transition écologique du Gabon ? Quels projets ont été financés ? Dans quelles provinces ? Quels montants ont été engagés pour les forêts, la biodiversité, l’adaptation ou encore les communautés locales ? Et surtout, quels résultats environnementaux et sociaux ont été obtenus en contrepartie ?
Avec 18,5 millions de dollars mobilisés en 2025, le financement du développement durable constitue donc un indicateur important. Mais pour mesurer réellement l’impact de cette mobilisation, il faudra regarder au-delà des montants annoncés et suivre l’argent jusqu’aux projets et aux bénéficiaires.
Wilfried Mba N.






