Réuni à Libreville les 28 et 29 octobre 2026 lors de la troisième conférence des organisations de la société civile du bassin du Congo organisée par Greenpeace Afrique et Brainforest, les acteurs de la société civile (OSCs) ont annoncé leur volonté de mettre en place un réseau d’échanges, d’expérience et de partage de bonnes pratiques sur réformes écologiques et politiques en cours au niveau sous-régional.
Issu de la déclaration finale de Libreville, le réseau annoncé se veut être un cadre d’échanges dynamique, d’expérience, de partage de bonnes pratiques sur les réformes des politiques et autres. Il visera selon les organisations de la société civile du bassin du Congo à renforcer la coopération régionale pour porter les revendications de manière concertée et contribuer au suivi citoyen.
Saluée par la dizaine des OSCs présents à la rencontre de Libreville, pour Ida Jiles Bawalo, la coordinatrice de l’Association Minorités Autochtones et Pygmées du Gabon (MINAPIGA) interrogée par La Lettre Verte, « c’est une très belle initiative, parce que la synergie entre OSC permet de faire beaucoup de choses. Déjà, le renforcement des capacités entre OSC, la facilitation des financements et le partage d’expérience. Cette initiative est bien accueillie par les OSC de la société gabonaise », a fait savoir
A la question de la nécessité de ce réseau, Ladislas Ndembet, le Secrétaire Exécutif de l’ONG Muyissi Environnement estime que « cette volonté est justifiée et fondée, parce que vous avez attendu dans le slogan, « le bassin du Congo, une seule voix ». Justement, on doit pouvoir parler d’une seule voix. Il faut savoir que la déclaration de cette conférence doit pouvoir être portée au niveau des négociateurs de la COP31. Cela dit, il est nécessaire de créer des réseaux forts, engagés et dynamiques ».
Si au niveau continental, les réseaux de la société civile africaine ont le vent en pourpre ces dernières années, au niveau national, cette culture n’est pas encore assez développée. Cette réalité nationale est aussi valable au niveau sous-régional où les organisations de la société civile du bassin du Congo évoluent en rangs dispersés. Ce qui fragilise un tant soit peu leur combat. « Lorsque l’on va seul, on ne porte pas sa voix très loin, mais lorsqu’on est nombreux et en réseau, notre voix va au-delà », renchérit Ladislas Ndembet pour bien faire ancrer les fondements d’un réseau.
L’appartenance à un réseau de la société civile offre plusieurs avantages, tant en terme d’impact, de partage d’expérience et de connaissances, et permet de porter de façon efficace les plaidoyers sur les questions de droits communs comme celles des changements climatiques, l’agroforesterie, les financements, la conservation, l’adaptation et l’atténuation et bien d’autres. Pour l’organisation, cela offre une meilleure alternative de développement d’une structure et légitime ses actions auprès des partenaires et des institutions.
Séraphin Lame






