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Climat : l’Afrique perd environ 5% de son PIB à cause des catastrophes naturelles

5 septembre 2025
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Climat : l’Afrique perd environ 5% de son PIB à cause des catastrophes naturelles
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Par effet d’entrainement, l’Afrique, qui n’émet que 4% des émissions de gaz à effet de serre, perd chaque année entre 2 et 5% de son PIB à cause des catastrophes naturelles. Pour Fanny Langella, de l’UNDRR (Bureau des Nations unies pour la Réduction des Risques de Catastrophes) qui, mercredi 3 septembre 2025, entretenait les Journalistes du REMAPSEN (Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement) lors d’un webinaire sur les enjeux économiques des risques des catastrophes naturelles, cette réalité est marginalement considérée en raison des carences techniques du continent.

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Des inondations dues à des grandes crues, des sécheresses qui affectent l’accès à l’eau et compromettent la pratique de l’agriculture, des cyclones, des séismes, des éruptions volcaniques, éboulements et bien d’autres, depuis quelques années, le continent africain est soumis au diktat des changements climatiques qui affectent les populations, fragilisent les économies et coûte chère aux gouvernements.

En effet, infrastructures, logements, agricultures, chaîne d’approvisionnement, PIB… de nombreux secteurs d’activité sont touchés par cette « spirale ». Conséquence d’après Fanny Langella, chaque année, le continent perd entre 2 et 5% de son PIB à cause de ces événements malheureux. Cette situation, ajoute l’experte de l’UNDRR, est renforcée par l’accumulation par le continent, d’énormes lacunes en matière des données sur les pertes économiques liées aux catastrophes qui rendent difficile l’inventaire des pertes. Une réalité qui, elle, s’explique à son tour par le manque des capacités au niveau des bureaux des statistiques du continent.

« Les méthodes de comptabilisation des pertes n’inventorient que les pertes au-delà d’un certain seuil. Or, il y a beaucoup de catastrophes qui ont des petites pertes (…) qui ne seront pas forcément remonter et prises en compte dans les statistiques officielles », fait constater l’Experte. L’un des facteurs explicatif de cette situation serait la prééminence du secteur informel. En effet, moteur de 80% des emplois, le secteur informel représente une part très importante de l’économie et de l’emploi en Afrique, et une source majeure de revenus pour les populations, notamment les jeunes et les femmes.

La maîtrise des données statistiques tant d’un point de vue scientifique que technique permet d’offrir au continent, une marge de manœuvre beaucoup plus large face à ces évènements. Cela favoriserait la capacité de résilience du continent grâce à une meilleure capacité d’adaptation des populations et des économies. Ce qui n’est pas le cas ici, suivant le tableau présenté par Fanny Langella. Mal préparé à faire face aux crises climatiques, le continent paye le prix fort avec une « augmentation des coûts de construction ». « On observe des spirales négatives sur les ménages qui, pour survivre, s’endettent. Ce qui réduit encore plus leur capacité de résilience et les rend encore plus vulnérables aux prochaines catastrophes. A côté, il y a les spirales des finances publiques avec les gouvernements qui doivent financer la réponse et la reconstruction. Cela augmente la dette et réduit les capacités d’investissement avec un impact direct sur la croissance économique », a ajouté l’Expert.

Cette réalité n’est pas figée dans le temps, puisque toujours selon Fanny Langella, il est possible de « briser le cycle catastrophes, pertes, reconstruction, nouvelles catastrophes, nouvelles pertes ». Pour cela, conseille-t-elle, de changer de paradigme en ayant une meilleure connaissance des risques, du passé, de la modélisation des risques, des impacts en cascade, de la résilience des chaînes d’approvisionnement, de transport, d’échanges et des écosystèmes naturels. Cela induit de mieux préparer le secteur privé, les populations, de s’adapter et d’avoir des garanties sécuritaires telles que l’assurance paramétrique, le financement incitatif, la micro-assurance agricole et les cat-bonds qui selon l’expert de l’UNDRR, peuvent faire la différence en aidant surtout les communautés à être prêtes à la survenance des catastrophes.

Pilier d’information facilitant la connaissance, compréhension et adaptation aux changements climatiques et catastrophes, Fanny Langella conseille les médias, notamment africains, de s’approprier la question en devenant des outils d’aide à la décision à partir de la mise en valeur de la « réalité des communautés » et des « connaissances locales » observables sur le terrain.

Michael Moukouangui Moukala

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