En cette période de fêtes, de nombreuses localités gabonaises connaissent une demande accrue en viande de brousse. Gazelles, porc-épic, sangliers ou antilopes, ces espèces sont de plus en plus prisées en cette période au point que de nombreux marchés à travers le pays en sont inondés.
Ce phénomène, simultanément constaté par notre reporter au sud du Gabon convergent avec la réalité vécu par l’Union à Moanda. Gazelles, sangliers ou encore antilopes submerges les commandes au point que les ravitailleurs en sont débordés. Ce phénomène n’est pas nouveau au Gabon où période de fête rime avec chasse intensive, mettant la pression sur la filière, déjà vulnérable et peu régulée.
Si cette consommation s’inscrit dans des traditions locales, elle comporte des risques sérieux. Certaines espèces sont protégées, et la chasse excessive menace la pérennité de la ressource. La collecte massive et non encadrée de viande de brousse, encouragée par la demande festive, contribue à fragiliser les écosystèmes et met en péril l’équilibre naturel.
Face à ce constat, il est essentiel que consommateurs, commerçants et autorités adoptent une approche responsable. La sensibilisation aux quotas, la régulation de la filière et la promotion de sources alternatives de protéines sont autant de mesures nécessaires pour protéger la faune. Les fêtes ne doivent pas devenir une excuse pour l’excès et la destruction de la vie sauvage.
L’exemple de Moanda illustre l’urgente nécessité de concilier traditions et préservation de la nature pour garantir un futur durable aux générations à venir.
La Lettre Verte






