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Conservation intégrée : plus de 2 milliards de francs CFA pour l’appui à la gestion des parcs de la Lopé, l’Ivindo et Mayumba

6 février 2026
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Conservation intégrée : plus de 2 milliards de francs CFA pour l’appui à la gestion des parcs de la Lopé, l’Ivindo et Mayumba
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NaturAfrica via l’Union européenne (UE), l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN à travers le ministère des Eaux et Forêts et le WCS ont uni leurs efforts pour une gouvernance intégrée des aires protégées de la Lopé, l’Ivindo et Mayumba. A cette occasion, un partenariat de plus de 2 milliards de francs CFA a été annoncé ce vendredi 05 février 2026 au ministère des Eaux et Forêts pour matérialiser ce projet sur une période de trois ans.

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Articulé en « Appui à la préservation de l’intégrité écologique, la gouvernance inclusive et la valorisation durable des ressources naturelles aux bénéfices des communautés locales dans les parcs nationaux des paysages de Mayumba et de Ivindo-Lopé », ce projet s’inscrit dans la phase 1 du programme NaturAfrica dont l’objectif est d’adopter une approche intégrée de la gestion des paysages, afin d’offrir aux êtres humaines et à la nature des espaces naturels protégés, connectés, résilients aux changements climatiques et économiquement viable.

Cette approche, qui succède à Ecofac 6 qui atteint sa maturité en 2022, soit 30 ans après son déploiement en Afrique centrale, après avoir consacré ses efforts sur la conservation de la faune et de la flore, s’inscrit dans une nouvelle dynamique fondé sur le lien entre  conservation de la nature et valorisation de l’humain. « L’approche NaturAfrica se distingue par une vision intégrée des « paysages de vie » : il ne s’agit plus uniquement de soutenir la conservation strict des parcs nationaux, mais de considérer l’ensemble des territoires qui gravitent autour de ces aires protégées, où se jouent à la fois préservation de la biodiversité, résilience climatique et les moyens de subsistance des populations », a fait savoir Omer Ntougou, Secrétaire exécutif de l’ANPN.

Au total, 3,2 millions d’euros soit plus de 2 milliards de francs CFA seront mobilisés pour matérialiser les engagements de ce projet. Pour Cécile Abadie, Ambassadrice de l’UE, ce financement, basé sur un partenariat public-privé (PPP), s’inscrit dans une logique de « changement d’optique », avec, selon elle, une volonté de  «  tester ce nouveau modèle »  qui offre au gouvernement la possibilité d’optimiser l’accès aux financements, permettant de soutenir les efforts de surveillance, de mieux répondre aux besoins des communautés locales et d’accélérer son objectif de valorisation écotouristique de ses parcs.

Le renforcement des acquis en termes de sanctuarisation des parcs, la gouvernance inclusive, la diversification de la gestion par la mise en place des partenariats qui garantiront l’arrivée des investissements au niveau du parcs, la valorisation des ressources naturelles, le développement des produits touristiques en lien avec la vision de la faune mais aussi de la nature et le développement des chaînes de valeur halieutique à Mayumba sur la Banio et de l’Ivindo sur la rivière Ivindo sont autant d’axes sur lesquels le projet va agir. « Ces ressources vont permettre de faire des états de lieu et de déclencher des processus à partir des business plan, de sorte que d’autres acteurs s’intègrent facilement au projet en ciblant leur aide, afin d’avoir un meilleur impact sur le terrain », rassure Gaspard Abitsi, directeur pays du WCS.

Pour le Commandant en Chef du corps paramilitaire des Eaux et Forêts, Représentant Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts, « cet événement marque une étape importante dans la mise en œuvre de la vision du président de la République, (…) Brice Clotaire qui fait de la gestion durable de nos ressources naturelles, de la protection de la biodiversité, l’inclusion des communautés locales, des piliers essentiels de sa feuille de route pour le développement du Gabon ».

Si les parcs nationaux de Mayumba, Lopé et Ivindo constituent des véritables joyaux du patrimoine naturel et culturel national, en raison de leur riche biodiversité et leur rôle dans la régulation du climat, la conservation des écosystèmes et la transmission de notre héritage naturel et culturel aux générations futures, leur préservation nécessite une synergie d’action fondée sur l’inclusivité des acteurs. En cela, le projet d’appui à la gestion des parcs nationaux offre de belles perspectives pour changer de paradigme en matière de gouvernance des aires protégées.

Michael Moukouangui Moukala

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