Sous le thème « Du compromis à l’action : l’héritage forestier de l’Afrique pour tous, pour toujours », des responsables gouvernementaux, des acteurs du secteur privé, de la société civile et des partenaires au développement se sont réunis du a réuni, du 10 au 12 février 2026 à Nairobi, au Kenya autour d’un congrès Zámba Heritage pour accélérer l’action en faveur de la gestion durable des forêts, de la restauration des terres et d’une croissance verte inclusive à travers le continent africain.
Le Congrès Zámba Heritage avait pour principaux objectifs de positionner les forêts africaines comme une priorité majeure dans les négociations climatiques mondiales et dans le développement de la gestion durable des forêts, des marchés du carbone et des solutions basées sur la nature, de lancer le Plan d’action Zámba Heritage, une feuille de route sur 10 ans visant à placer 30 millions d’hectares sous gestion durable, restaurer 5 millions d’hectares de terres dégradées et mobiliser 400 millions de dollars de financement pour la gestion durable des forêts, de mobiliser des engagements ambitieux de la part des gouvernements africains, des bailleurs de fonds et des investisseurs, renforcer les partenariats entre les pays africains, les bailleurs, les investisseurs à impact et les organisations de conservation et de contribuer à intégrer la durabilité dans les chaînes d’approvisionnement du bois africaines et mondiales.
Les forêts du bassin du Congo, couvrant environ 600 millions d’hectares – soit environ 20 % de la superficie du continent – restent parmi les actifs écologiques les plus vitaux de la planète, tout en représentant une richesse culturelle immense. Pourtant, de nombreux pays continuent de subir une déforestation accélérée, liée à l’agriculture, à l’exploitation minière et à l’exploitation non réglementée. Ces tendances perturbent les régimes de précipitations, dégradent la biodiversité et limitent les bénéfices économiques pour les plus de 400 millions de personnes qui dépendent directement de ces forêts.
L’initiative Zámba Heritage, lancée par le FSC et les gouvernements partenaires, vise à inverser ces tendances. Zámba – qui signifie « nature sauvage indomptée » en lingala – se concentre sur la gestion durable des forêts, la restauration des terres et le financement innovant dans le bassin du Congo et en Afrique de l’Ouest, en alignement avec les Objectifs de développement durable des Nations Unies, l’Agenda 2063 de l’Union africaine et le Cadre de gestion durable des forêts 2020–2030 de l’UA.
Le Gabon occupe une place centrale dans cette initiative. Avec ses vastes forêts tropicales et ses parcs nationaux, le pays s’appuie sur ses concessions forestières certifiées FSC pour démontrer que l’exploitation des ressources forestières peut être rentable tout en préservant la biodiversité et les écosystèmes. Comme l’affirme Dr Peter Alele, directeur régional pour l’Afrique du FSC, « Le système de certification en cours dans le bassin du Congo et en Afrique de l’Ouest s’avère crucial pour valoriser l’utilisation et la gestion durables des forêts ». Il ajoute : « l’objectif principal de cette initiative est de concilier l’exploitation des ressources forestières et la préservation des écosystèmes ».
Le projet accorde également une place stratégique aux communautés locales et autochtones, en les associant à la planification, à la gestion et au suivi des concessions forestières. Ces populations bénéficient directement des retombées économiques et environnementales, tout en participant activement à la préservation durable des forêts. Cette approche inclusive permet de concilier écologie, développement local et bien-être des populations.
Alors que l’initiative prend de l’ampleur, les pays africains renforcent leur coordination avec le FSC. Des discussions récentes ont impliqué le Gabon, le Cameroun et la République du Congo, afin de préparer la mise en œuvre du plan d’action et d’assurer le succès du projet Zámba Heritage dans le bassin du Congo.
Wilfried Mba N.






