Alors que depuis environ une semaine, le site Ramsar de Setté-Cama et l’aire protégée de Loango, dans le département de Ndougou, dans la province de l’Ogooué-Maritime, font face à une pollution sans précédent, le silence des autorités étonne sur place. A ce jour, le gouvernement ne s’est pas prononcé sur cette catastrophe. Ni communication officielle, ni déplacement pour constater la gravité du problème n’a été faite.
« Vraiment la pollution est grave. Depuis que je vis ici dans la lagune, c’est la première fois que la mer envoie une pollution aussi importante. Les mangroves sont attaquées, les oiseaux tels que les pélicans sont recouverts de brute, les hippopotames ont disparu…», prévenait la semaine dernière, le Chef Baye, ressortissant de Setté-Cama contacté par notre rédaction.
Ce lundi 02 mars 2026, alors que nous lui avons à nouveau contacté pour nous enquérir de l’évolution de la situation, ce dernier a été formel : les autorités ne font pas cas de cette pollution. Les dommages causés à la nature, c’est la compagnie pétrolière Assala qui s’en occupe. Les autorités, elles, demeurent indifférentes. « Aucune administration n’a effectué le déplacement pour constater la gravité du problème », ajoute le Chef.
Ce silence interroge sur le rôle régalien de l’Etat en tant que garant de la sécurité des populations. Et pour cause : asphyxie des milieux, destruction de la faune et flore, contamination des sols, destruction des écosystèmes, toxicité chez l’homme, contamination alimentaire tel que le poisson l’une des rares sources alimentaire de la lagune, une pollution pétrolière n’est pas un événement isolé qui peut passer sous silence sans que l’opinion ne soit alerté. Que cache-t-on ?
L’immobilisme du gouvernement sur cette catastrophe soulève des questions, surtout que l’incident intervient sur deux sites assez symboliques tels que Setté-Cama et Loango qui sont respectivement site Ramsar donc d’importance internationale et parc national donc, de portée général pour le Gabon.
Séraphin Lame






