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Eau : entre abondance naturelle et impuissance du Gouvernement au Gabon

24 mars 2026
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Eau : entre abondance naturelle et impuissance du Gouvernement au Gabon
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Au Gabon, alors que l’eau semble être une richesse naturelle inépuisable, le stress hydrique affecte quotidiennement les populations, tant dans le Grand Libreville que dans les zones rurales. Entre réseaux vétustes, pertes massives et pression démographique croissante, l’accès durable à l’eau potable reste un défi environnemental majeur.

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Dans le Grand-Libreville, les habitants des communes de Libreville, d’Owendo et d’Akanda vivent depuis plusieurs années presque de façon systématique avec des robinets à sec. La distribution irrégulière d’eau oblige les ménages à recourir à des solutions alternatives : forages privés, camions-citernes, récupération d’eau de pluie. Dans les zones rurales, la situation est similaire, mais les distances parcourues et le manque d’infrastructures rendent l’accès à l’eau encore plus ardu. Cette pénurie intermittente affecte non seulement le confort quotidien, mais aussi l’hygiène, la santé et la productivité des populations.

Une des causes majeures du stress hydrique est l’état vétuste du réseau de distribution. Selon les rapports disponibles, plus de 30 % de l’eau produite se perd dans les fuites et les tuyaux endommagés, ce qui représente une quantité d’eau considérable détournée de son usage. Ce gaspillage n’est pas seulement un problème social, il constitue un véritable enjeu environnemental. Ce constat devient alarmant lorsque l’on constate que seulement 55% de la population rurale du Gabon a accès à l’eau. Quid de la population urbaine.

Pour répondre à cette crise, plusieurs projets ont été initiés. La station de pompage du PK5, inaugurée il y a environ deux ans, vise à renforcer le réseau du 3e arrondissement et des zones avoisinantes. Le Programme intégré d’alimentation en eau potable et d’assainissement de Libreville (PIEPAL), soutenu par la Banque africaine de développement (BAD), prévoit le renouvellement de 150 km de canalisations et la construction de nouveaux châteaux d’eau. La nouvelle usine de Mbomo est également en chantier pour augmenter la production d’eau potable, en complément de l’usine de Ntoum qui ne suffisait plus à couvrir les besoins du Grand-Libreville. Ces investissements démontrent une volonté de réduire les pertes et d’améliorer l’accès au précieux liquide, mais leur efficacité dépendra de la maintenance et de la gestion durable des infrastructures.

Pour le Gabon, la gestion de l’eau ne peut se limiter à la simple production et distribution. La Journée mondiale de l’eau 2026, célébrée sur le thème « Eau et Genre », rappelle que l’accès à l’eau doit être équitable et durable. La protection des ressources hydriques, la réduction des pertes dans le réseau et la planification environnementale sont autant de leviers essentiels. Les initiatives locales, comme la récupération de l’eau de pluie et les forages communautaires, doivent s’accompagner de politiques nationales robustes pour garantir que l’eau reste disponible et propre.

L’eau, bien qu’abondante au Gabon, est loin d’être un acquis. Entre infrastructures à rénover, gaspillage à réduire et ressources à protéger, le pays doit conjuguer gestion technique et conscience environnementale pour assurer la pérennité de cette richesse vitale.

Wilfried Mba N.

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