• About
  • Advertise
  • Privacy & Policy
  • Contact
lundi, octobre 12, 2026
La Lettre Verte
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
No Result
View All Result
La Lettre Verte
No Result
View All Result

Apatridie : à Ikobey, des peuples autochtones sans nationalité gabonaise

9 septembre 2026
0
Apatridie : à Ikobey, des peuples autochtones sans nationalité gabonaise
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

Dans les villages avoisinant le district d’Ikobey, dans le département de Tsamba-Magotsi dans la Ngounié, des peuples autochtones sont naturellement gabonais, mais sans acte de naissance pour le prouver. Ils vivent dans cette situation depuis leur naissance.

LIREAUSSI

Gab-Pêche : emprises et modèle de gestion défaillant

Minkébé : l’orpaillage clandestin récidive, 19 individus dans les mailles du filet

Foncier : le Gabon, seul pays d’Afrique centrale ne reconnaissant par le droit foncier coutumier

Ils sont considérés comme gabonais, gardiens des savoirs ancestraux naturels et culturels. Depuis des générations, ils composent la population gabonaise du nord au sud et de l’ouest à l’est, même si leur statut et leur situation civile ne font l’objet d’aucun encadrement juridique spécifique par l’État. À Tsamba-Magotsi, précisément dans le district d’Ikobey, des peuples autochtones appelés vulgairement « Pygmées » vivent sans identité juridique et administrative, car ne possédant pas d’acte de naissance.

Nioye 1, Tranquille, Ndougou, Embamboa, Ossimba, Tchibanga Village ou encore Divanga, presque aucun village n’est épargné par cet oubli. Des Gabonais y vivent, mais sans officiellement exister en tant que tels, car ne possédant, depuis leur naissance, le précieux document d’état civil définissant et prouvant leur appartenance au Gabon.

Rencontré dans le silence paisible de son village Tchibanga, à 15 kilomètres après Ikobey, Jean-Marie Embo, la quarantaine révolue, décrit une réalité insoutenable pour lui et les siens. « Nous rencontrons beaucoup de problèmes ici dans notre village. L’un de ces problèmes, c’est la situation des personnes qui n’ont pas de jugement. On nous avait promis que cette question serait réglée, mais jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas de suite », a-t-il expliqué d’une voix triste.

Président de l’Association pour le Développement des Communautés Pygmées du Gabon (ADCPPG), Denis Massande confirme ce constat et affiche sa volonté de faire un travail de recensement pour définir le nombre exact de personnes touchées par cette situation.

Contactée par notre rédaction, la sous-préfecture d’Ikobey comptabilise environ 294 personnes touchées par ce problème et annonce avoir initié un partenariat avec un organisme international pour faire établir des jugements supplétifs à ces dernières.

S’ils représentent environ 6,2 % de la population mondiale selon la Banque mondiale, au moins 2/3 des peuples autochtones sont apatrides. À travers la planète, ils font partie des groupes les plus touchés par ce phénomène en raison de leur éloignement géographique des grands centres urbains, des barrières linguistiques et des discriminations historiques dont ils sont victimes.

Officiellement reconnus comme les premiers occupants du Gabon, la situation des « Pygmées » ne fait l’objet d’aucune interprétation constitutionnelle. Si l’article premier de la Constitution de 2024 reconnaît à la République gabonaise le droit d’assurer « l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction d’origine, de race, d’ethnie, de sexe, d’opinion, de religion, de croyances et de rites », ce principe tombe en désuétude lorsqu’il s’agit de le faire appliquer à cette catégorie de Gabonais.

En 2021, sous la houlette de Prisca Nlend Koho, alors ministre des Affaires sociales, un projet d’établissement de 1 000 actes de naissance par province pour des personnes, notamment des enfants inconnus des registres de l’état civil gabonais, avait été annoncé. Celui-ci n’a visiblement jamais vu le jour. Pendant ce temps, ces populations continuent de vivre recluses, loin des impacts de la civilisation.

Michael Moukouangui Moukala

Advertisement Banner
Previous Post

Kougouleu : la rivière polluée par une exploitation chinoise de sable trompeuse, Oligui Nguema interpellé  

Next Post

Insalubrité : quand les Maires du Grand-Libreville se réveillent après le holà de la Présidence de la République !

Related Posts

Gab-Pêche : emprises et modèle de gestion défaillant
Local

Gab-Pêche : emprises et modèle de gestion défaillant

by Michael Moukouangui
5 octobre 2026
Minkébé : l’orpaillage clandestin récidive, 19 individus dans les mailles du filet
Local

Minkébé : l’orpaillage clandestin récidive, 19 individus dans les mailles du filet

by Michael Moukouangui
1 octobre 2026
Foncier : le Gabon, seul pays d’Afrique centrale ne reconnaissant par le droit foncier coutumier
Local

Foncier : le Gabon, seul pays d’Afrique centrale ne reconnaissant par le droit foncier coutumier

by Michael Moukouangui
1 octobre 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DERNIERS ARTICLES

SAEG-AGROPAG : une réforme agricole fragilisée par ses propres contradictions
Agronomie

SAEG-AGROPAG : une réforme agricole fragilisée par ses propres contradictions

12 octobre 2026
Remaniement ministériel : imbroglio autour des nominations de Stephen Mouba
Climat

Remaniement ministériel : imbroglio autour des nominations de Stephen Mouba

12 octobre 2026
Conseil national climat : Stephen Mouba prend les rênes !
Climat

Conseil national climat : Stephen Mouba prend les rênes !

9 octobre 2026

© 2022 La lettre verte By Go Digital

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme

© 2022 La lettre verte By Go Digital