Lancée officiellement hier, lundi 5 octobre 2026, un atelier sous-régional met l’accent sur le développement des contenus de formation en gestion communautaire durable de la faune sauvage en Afrique centrale. L’enjeu de cette rencontre qui se tient actuellement à Libreville est de co-construire un cadre de formation technique et pédagogique commun, destiné à consolider durablement les compétences des administrations publiques, des exploitants forestiers, des organisations de la société civile et des communautés locales.
Produire des cursus de formation pédagogiques adaptées aux spécificités de chaque pays, un plan de digitalisation des contenus en ligne, ainsi qu’une feuille de route assortie d’échéances et d’engagements précis pour le déploiement opérationnel des formations à l’échelle sous-régionale, voilà les objectifs qui sous-tendent la rencontre de Libreville.
Présidée par Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts, aux côtés de Cécile Abadie, Ambassadrice de l’Union européenne (UE) auprès de la République gabonaise, et Nathalie Van Vliet, Responsable de la Stratégie 4 du Programme de gestion durable de la faune sauvage (SWM Programme), la rencontre de Libreville réuni des acteurs venus du Gabon, du Cameroun, de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo (RDC) : représentants de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), des délégations des sites nationaux du SWM Programme, les représentants du programme Nature Africa, acteurs du secteur privé forestier, réseaux de peuples autochtones et communautés locales (notamment le REPALEAC), ainsi que des centres de formation et experts techniques.

Cet événement de portée sous-régionale, souligne un communiqué du ministère, s’inscrit directement dans la mise en œuvre de la Stratégie 4 du Programme de gestion durable de la faune sauvage (SWM Programme), dont l’ambition est d’édifier un dispositif pérenne de renforcement des capacités en Afrique centrale. Cette initiative conjointe répond elle-même, aux besoins prioritaires identifiés dans les paysages pilotes du Cameroun, du Congo, de la République Démocratique du Congo et du Gabon, en vue d’harmoniser les compétences, de mutualiser les bonnes pratiques et d’adapter les cadres de gouvernance aux réalités locales et régionales.
L’objectif fondamental de ces assises réside dans la co-construction d’un cadre de formation technique et pédagogique commun, destiné à consolider durablement les compétences des administrations publiques, des exploitants forestiers, des organisations de la société civile et des communautés locales. Fort de cet objectif, le ministre des Eaux et Forêts du Gabon a rappelé avec force que la gestion communautaire de la faune n’est plus facultative mais s’impose comme une nécessité vitale pour garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle tout en préservant le patrimoine naturel.
Partant de cette nécessité, il a insisté sur l’articulation des travaux autour de quatre modules essentiels. Entre autres : l’écologie des espèces prélevées, la pratique de la chasse communautaire durable, le respect des sauvegardes sociales et de l’engagement communautaire, ainsi que la maîtrise des droits, des politiques et de la gouvernance de la faune. Au Gabon, ces articulations font depuis quelques années, l’objet d’une attention particulière aussi bien du gouvernement que de la société civile et interpellent les décideurs politiques sur la nécessité de repenser le cadre d’expression légale de la gestion forestière.
Séraphin Lame






