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Forêts ogivines et vie sociale des populations : transformation économique et durabilité au centre d’un débat à l’Institut Français

19 novembre 2025
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Forêts ogivines et vie sociale des populations : transformation économique et durabilité au centre d’un débat à l’Institut Français
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Dans le cadre du programme Recherche en écologie et en sciences sociales pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale (RESSAC) du Cifor-Icraf et des résultats du projet de recherche « La vie sociale des forêts ogivines », une table ronde s’est tenue le lundi 17 novembre à l’Institut Français du Gabon, donnant la parole à plusieurs experts. Cette conférence-débat, intitulée « Forêts du Gabon : usage des ressources, durabilité en débat », visait à explorer les défis du développement durable dans les forêts de l’Ogooué-Ivindo.

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Pour aborder ce sujet essentiel, le panel réunissait des intervenants aux profils variés : chercheurs en sciences environnementales et en anthropologie comme le Docteur Constance Perrin-Joly et le Docteur Étienne Bourel ; des professionnel travaillant dans des ONGs telles que Conservation & Justice représentée par Carl Moumbogou ; ainsi que des entreprises comme INSUCO et GSEZ, représentées respectivement par la Dr Sandrine Biau-Lalanne et Sylvie Boldrini.

La durabilité, un concept transversal

Après l’introduction de la Dr Perrin-Joly, les échanges ont débuté par une clarification du concept de durabilité. Pour le Docteur Etienne Bourel, celui-ci doit avant tout tenir compte des conditions de vie des populations locales. Carl Moumbogou, lui, estime que la gestion durable des forêts passe par la valorisation des ressources forestières non ligneuses, capables de générer des revenus pour les communautés comme pour l’État.  De son côté, Sylvie Boldrini décline la durabilité en deux axes : une identification rigoureuse des risques sociaux et environnementaux suivie de mesures d’atténuation, puis le développement de plateformes et d’écosystèmes industriels visant à créer de la valeur ajoutée et des emplois pour les communautés locales.  Pour la Dr Biau-Lalanne, représentant INSUCO, la durabilité repose sur la capacité d’un territoire à concilier simultanément dynamiques sociales, économie locale et gestion responsable des ressources naturelles.

L’Ogooué-Ivindo, un territoire à contraste

Dans la province de l’Ogooué-Ivindo, particulièrement à Makokou, les projets dits de développement durable font l’objet d’une dualité entre richesse écologique, convoitise des ressources forestières et minières, et intervention étatique et internationale. En effet, si l’exploitation forestière et l’orpaillage artisanal modeste et parfois non encadré ont souvent été les principales activités, la province de l’Ogooué-Ivindo accueille désormais des projets extractifs de grande envergure. Le cas du gisement de fer de Belinga, développé à 100 kilomètres de Makokou illustre cette trajectoire. Face à l’importance écologique, culturelle de ces forêts et économique de ces forêts, les acteurs présents ont détaillé leurs actions.

Faire converger économie, social et durabilité

En quête d’un meilleur équilibre entre exploitation des ressources forestières et minières, développement économique et social, et préservation des pratiques, savoir-faire ancestraux, Etat, chercheurs, ONGs et entreprises concentrent principalement leurs actions sur la sensibilisation des communautés et l’information sur les réglementations environnementales. Par exemple, l’INSUCO met l’accent sur l’identification des pratiques permettant de maintenir l’équilibre des écosystèmes et sur la transmission des savoirs locaux. Pour Sylvie Boldrini, la durabilité cadre avec la politique RSE des entreprises, via le développement économique, la création d’emplois et des partenariats public-privé. C’est le cas avec la GSEZ dans laquelle elle travaille. Pour le Dr Bourel, anthropologue, l’action durable doit s’appuyer à la fois sur la préservation de l’environnement immédiat des populations que sur l’amélioration de leurs conditions de vie.

L’Ogooué-Ivindo, un territoire particulier

« Lorsque vous arrivez à Makokou, on est tout de suite frappé par une chose : que ce soit en périphérie ou en ville, le vert est omniprésent », souligne Carl Moumbogou. Cette abondance forestière confère à la province un potentiel faunique et écologique majeur au sein du Bassin du Congo. Cependant, l’Ogooué-Ivindo est aussi la plus vaste province du Gabon, l’une des moins peuplées et moins développées du pays. Un contraste frappant entre une richesse naturelle exceptionnelle et la précarité dans laquelle vivent nombre de ses habitants.

Planche de salut

Les mesures mises en place par les ONG, les bureaux d’études et les entreprises constituent des avancées importantes pour la gestion durable des forêts. Mais pour garantir une efficacité réelle, les communautés locales doivent être pleinement intégrées dans les processus décisionnels.  C’est dans ce sens que des ONGs telles que Conservation & Justice, en plus des programmes de sensibilisation, informe également les populations sur leurs droits et devoirs environnementaux.  Sylvie Boldrini, mettant en scène ses activités au sein de la GSEZ, affirme avoir mis en place plusieurs mécanismes participatifs. Entre autres : recrutement local sur des postes spécialisés, gestion participative des projets, processus de compensation et création d’un mécanisme de gestion des plaintes et doléances.

Un enjeu central pour l’avenir

Cette table ronde a permis d’illustrer la nécessité d’intégrer la durabilité dans les projets forestiers de l’Ogooué-Ivindo, autant pour le bien-être des communautés locales que pour la préservation des ressources naturelles. Le développement durable, pour être effectif, devra à la fois réduire la précarité, répondre aux besoins sociologiques et culturels des populations, et documenter les pratiques utiles à la protection du patrimoine écologique et culturel.

Reste une question essentielle : ce modèle de durabilité intègre-t-il aussi la problématique croissante du conflit homme-faune ?

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