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Afrique centrale : ce que révèle l’archéologie sur l’histoire humaine de la sous-région

5 février 2026
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Afrique centrale : ce que révèle l’archéologie sur l’histoire humaine de la sous-région
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Image : De Saulieu et al. 2021

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Une récente étude scientifique dirigée par Richard Oslisly et ses collaborateurs apporte de nouvelles données majeures sur l’histoire ancienne des sociétés humaines en Afrique centrale. Fondée sur plusieurs décennies de recherches archéologiques et paléoenvironnementales menées au Gabon, au Congo au Cameroun et en RDC, cette publication documente une occupation humaine ancienne, continue et structurée des forêts du bassin du Congo.

Contrairement à l’image longtemps véhiculée de forêts « vierges » ou dépourvues d’histoire humaine, l’étude montre que ces paysages forestiers ont été habités, exploités et transformés par des sociétés humaines depuis plusieurs centaines de milliers d’années.

Une présence humaine très ancienne 

Les données archéologiques attestent de traces d’occupation humaine très ancienne dès 650 000 ans avant Jésus-Christ, avec des outils de pierre taillée révélant l’adaptation précoce des populations à des environnements forestiers denses. Ces premières occupations s’inscrivent dans des contextes climatiques changeants, auxquels les sociétés humaines ont su répondre par des innovations techniques.

Entre 300 000 et 50 000 ans avant Jésus-Christ, les vestiges montrent une diversification des outils de pierre taillée et une meilleure maîtrise des ressources forestières, traduisant une adaptation durable à ces milieux contraignants.

Des sociétés organisées avant les périodes historiques

À partir de 10 000 ans avant Jésus-Christ, l’étude met en évidence une gestion de plus en plus active des milieux forestiers. Les recherches indiquent l’exploitation ciblée de plantes utiles, l’ouverture progressive des paysages et les prémices de pratiques agroforestières.

Entre 3 000 et 1 000 ans avant Jésus-Christ, des transformations importantes sont observées : apparition des villages, diffusion de la céramique, développement de l’agriculture et de la métallurgie du fer. Ces éléments témoignent de sociétés structurées, organisées autour de réseaux d’habitat et d’échanges régionaux.

Au moment des premiers contacts européens

Les données archéologiques couvrent également la période correspondant aux XV°–XVIII° siècles après Jésus-Christ, celle des premiers contacts européens en Afrique centrale. Les recherches montrent une continuité des occupations humaines durant cette période. Les territoires forestiers étudiés présentent toujours des traces d’habitats, de pratiques agricoles et d’échanges, sans indication d’un abandon généralisé ou d’une désorganisation préalable.

Des ruptures postérieures

Les principales ruptures observées dans l’occupation des territoires apparaissent plus tardivement, à partir de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, période correspondant à la colonisation administrative. L’archéologie met en évidence des changements rapides : abandon de certains sites, déplacements de populations et modifications profondes des systèmes d’exploitation des paysages.

Ces résultats indiquent que l’idée d’une forêt découverte vide ou sans structures sociales repose sur des récits historiques désormais contredits par les données scientifiques.

Un défi scientifique et de diffusion

L’étude souligne également les contraintes propres à l’archéologie en milieu forestier tropical. La densité de la végétation, la nature des sols et les conditions climatiques rendent les recherches longues et complexes, ce qui explique en partie la faible visibilité de ces travaux dans les grands récits sur l’histoire de l’humanité.

« L’archéologie en forêt tropicale est une discipline particulièrement exigeante, mais elle offre des données essentielles pour comprendre l’histoire longue des sociétés humaines et leurs interactions avec l’environnement », explique Richard Oslisly.

Une contribution majeure à l’histoire de l’Afrique centrale

En retraçant une occupation humaine ancienne, continue et organisée des forêts d’Afrique centrale, cette étude apporte une contribution scientifique majeure. Elle permet de mieux comprendre la coévolution entre sociétés humaines et environnements forestiers, et de replacer l’Afrique centrale au cœur des recherches sur l’histoire globale de l’humanité.

Source : Richard Oslisly

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