Les récentes inondations à Libreville étaient au cœur des échanges hier, lundi 09 février 2026 sur la chaine de télévision Gabon 24, lors de l’émission « Le Gouvernement s’exprime », où le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault a pointé sans détour, les causes structurelles comme coupable du phénomène des inondations à Libreville.
« Il y a une urbanisation sauvage », reconnaît-il d’emblée, admettant que « les torts sont partagés ». Un constat lucide, puisque de son constat, « l’État (aussi) n’a pas fait sa part dans le cadre de l’aménagement des villes. » Une autocritique rare au sommet de l’exécutif.
À cela, s’ajoutent les installations anarchiques. « Les citoyens viennent, ils s’installent », explique-t-il, tandis que « certains opérateurs économiques construisent sur des zones inadaptées ». Il cite notamment des constructions sur des dalots ayant aggravé les crues au B2 et à Akébé.
Pour y remédier, ils appellent à plus de fermeté. « Les municipalités ont l’obligation de coller les amendes (…) et les services compétents doivent sanctionner. »
Nettoyage des bassins versants et interdiction de bâtir dans les zones à risque figurent parmi les priorités. L’efficacité de cet appel à la fermeté dépendra de cependant de l’application réelle de ces mesures. Sans contrôle strict, les occupations illégales continueront de prospérer.
« Il y a tout un travail d’éducation et de sanctions. Les deux vont ensemble », insiste Hermann Immongault. Faute de quoi, Libreville restera prisonnière de son propre désordre urbain.
Michael Mengoue N.






