Au Gabon, où un projet baptisé « campagne de verdissement et de sensibilisation en milieu urbain » soutenu par le programme CAFI-3, l’ANPN, le PNUD et l’Unesco a été lancé il y quelques mois, les autorités veulent faire de l’Arboretum Raponda Walker, un lieu d’attraction botanique et, de résilience écologique et touristique.
Pour répondre à cette volonté, le site de la pépinière de l’Arboretum Raponda Walker a accueilli hier, mercredi 18 février 2026, la cérémonie de pose de la première pierre de la Pépinière du futur Jardin Botanique. Ce jardin botanique est un préalable pour atteindre les objectifs de réhabilitation et d’agrandissement du site, alors que ce projet vise à produire des plants forestiers et agroforestiers de qualité pour soutenir les programmes de reboisement et de restauration des terres dégradées, promouvoir des alternatives durables face à la déforestation et créer des opportunités d’emplois verts pour les jeunes et les femmes.
Dans la vision des promoteurs du projet, la pépinière devrait avoir une capacité annuelle estimée à 200 000 plants, incluant des essences forestières locales, des espèces ornementales et des variétés adaptées au milieu urbain. L’enjeu est de faciliter le reboisement et l’aménagement de plus de 50 hectares d’espaces urbains et périurbains sur les prochaines années, le renforcement des corridors écologiques en zone urbaine, la restauration de sites dégradés, l’appui aux initiatives communautaires de verdissement, la création d’emplois et permettre des opportunités de formation pour les jeunes, les étudiants et les acteurs locaux.
Le future jardin botanique, a fait savoir Omer Ntougou, le Secrétaire exécutif de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), « contribuera à l’émergence d’une nouvelle génération de citoyens pleinement conscients du rôle fondamental des forêts, des arbres et des espaces verts dans l’équilibre écologiques, la résilience climatique et le bien-être social ».
Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts quant à lui, estime que « cette infrastructure sera un centre stratégique de production végétale, mais aussi un espace de formation, de sensibilisation et de transfert de compétences ». « Elle contribuera, a-t-il fait savoir, à renforcer la résilience de nos communautés face aux effets du changement climatique, tout en soutenant la sécurité alimentaire et le développement local », mentionnant le rôle écologique des arbres dans la préservation de la biodiversité.
Dans le prolongement de ce projet, face aux pressions urbaines croissantes dont elle est au quotidien victime, il est également prévu le renforcement de la sécurisation de l’Arboretum Raponda Walker, afin, apprend-on, de réduire les confusions quant aux limites de l’aire protégée et réduire l’empiètement sur ce site à forte valeur écologique, fournisseur de nombreux services écosystémiques et clé pour la résilience de la capitale gabonaise.
Cette vision XXL consacrée à ce site positionne l’ARW dans une dimension stratégique pour mieux atteindre les objectifs du projet « Campagne de verdissement et de sensibilisation en milieu urbain au Gabon ». Une première au Gabon.
Michael Moukouangui Moukala






