• About
  • Advertise
  • Privacy & Policy
  • Contact
lundi, février 23, 2026
La Lettre Verte
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
No Result
View All Result
La Lettre Verte
No Result
View All Result

Grand-Libreville durable : le programme GEF-8 à l’épreuve du réel

23 février 2026
0
Grand-Libreville durable : le programme GEF-8 à l’épreuve du réel
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

Le 17 février 2026, le Comité Local d’Examen du Projet validait à la Maison Verte du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le document stratégique du programme GEF-8 « Gouvernance intégrée et transformation urbaine pour un Grand Libreville durable ». Soutenu par le Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF). Ce projet ambitionne de restructurer la gouvernance et la planification du Grand-Libreville — en un ensemble urbain qui concentre une part significative de la population et de l’activité économique du pays. Au-delà de son intitulé technique, l’initiative constitue un test politique et institutionnel pour le Gabon.

LIREAUSSI

Kougouleu : la principale source d’eau des populations polluée par l’entreprise Khaloiza Stone Mining

2e siège de la Mvoung : « Dzoue Propre », le geste de soutien de Marie Paulette Parfaite Amouyeme Ollame épouse Divassa

Inondations à Libreville : l’urbanisation anarchique coupable numéro 1 selon Hermann Immongault

Libreville et ses localités périphériques – Akanda, Owendo, Ntoum – et la Pointe-Denis font face à une urbanisation rapide, souvent désordonnée. Implantations en zones inondables, pression foncière, insuffisance des réseaux d’assainissement, fragilisation des écosystèmes littoraux : les symptômes d’une planification insuffisamment intégrée sont désormais visibles.

Les épisodes d’inondations récurrents ont transformé une problématique environnementale en enjeu politique. La gestion urbaine, constate-t-on, n’est plus une question technique marginale mais devient un marqueur de crédibilité institutionnelle.

Le projet GEF-8 propose de rompre avec une gestion fragmentée pour instaurer une gouvernance coordonnée à l’échelle métropolitaine. Sur le principe, l’approche s’inscrit dans les standards internationaux des politiques urbaines durables.

Gouvernance intégrée : ambition et réalité

Le concept central du projet – la « gouvernance intégrée » – vise à harmoniser l’action des municipalités, des administrations centrales et des structures techniques. Une ambition qui, dans de nombreux pays africains, se heurte à des rivalités de compétences et à une faible coordination interinstitutionnelle.

Au Gabon, la réussite de cette intégration dépendra moins de la qualité du document stratégique que de la capacité des autorités à instaurer une chaîne décisionnelle claire et stable. La transformation urbaine supposant en effet des arbitrages sensibles telles que la régulation du foncier, l’encadrement des occupations irrégulières, la priorisation des investissements publics. Autant de décisions qui engagent des intérêts économiques et sociaux significatifs.

Climat, nature et résilience : un enjeu régional

Le projet s’inscrit dans une dynamique plus large portée par le GEF-8, à savoir promouvoir des villes résilientes face aux effets du changement climatique. L’intégration de solutions fondées sur la nature — restauration des zones humides, gestion des bassins versants, protection des espaces verts — répond aux vulnérabilités spécifiques d’une capitale côtière exposée à de fortes précipitations.

Pour le Gabon, l’enjeu dépasse la seule échelle nationale. Le pays, souvent positionné comme un acteur engagé dans les négociations climatiques internationales, joue ici une part de sa crédibilité. La cohérence entre discours environnemental global et transformation locale sera scrutée.

Le défi de l’exécution

Comme souvent dans les projets soutenus par des partenaires multilatéraux, l’architecture technique est solide : cadre logique, indicateurs de performance, mécanismes de suivi-évaluation. Cependant, le véritable défi réside dans l’exécution.

Un expert avec qui nous avons discuté de la question nous l’a fait savoir : transformer le Grand-Libreville implique une continuité administrative au-delà des cycles politiques, une transparence dans la gestion des ressources et une capacité à maintenir la coordination intercommunale dans la durée.

La question centrale demeure : le projet produira-t-il des effets perceptibles pour les habitants, à savoir la réduction des inondations, l’amélioration du cadre de vie, une meilleure organisation de l’espace urbain, ou restera-t-il cantonné aux cercles institutionnels ? N’oublions pas que ce projet vient s’adosser au Plan de gestion des catastrophes naturels annoncé par le gouvernement et dont l’efficacité laisse à désiré.

Une opportunité stratégique

Le programme « Gouvernance intégrée et transformation urbaine pour un Grand-Libreville durable » constitue une opportunité rare de structurer la croissance d’une métropole encore malléable. Mais il révèle aussi une vérité plus large: la transition écologique urbaine est avant tout un exercice de gouvernance.

Si les mécanismes de coordination tiennent, le Gabon pourrait poser les bases d’un modèle métropolitain plus résilient en Afrique centrale. Dans le cas contraire, l’initiative rejoindra la longue liste des projets techniquement irréprochables mais politiquement inachevés.

Le chantier est lancé. La ville, elle, continue de croître — avec ou sans planification.

Wilfried Mba N.

Advertisement Banner
Previous Post

Verdissement urbain et sensibilisation : vision XXL pour l’Arboretum Raponda Walker au Gabon

Next Post

Bassin du Congo : le Science Panel et l’ambition de former 1000 scientifiques titulaires d’un Doctorat

Related Posts

Kougouleu : la principale source d’eau des populations polluée par l’entreprise Khaloiza Stone Mining
Local

Kougouleu : la principale source d’eau des populations polluée par l’entreprise Khaloiza Stone Mining

by Michael Moukouangui
19 février 2026
2e siège de la Mvoung : « Dzoue Propre », le geste de soutien de Marie Paulette Parfaite Amouyeme Ollame épouse Divassa
Local

2e siège de la Mvoung : « Dzoue Propre », le geste de soutien de Marie Paulette Parfaite Amouyeme Ollame épouse Divassa

by Michael Moukouangui
14 février 2026
Inondations à Libreville : l’urbanisation anarchique coupable numéro 1 selon Hermann Immongault
Local

Inondations à Libreville : l’urbanisation anarchique coupable numéro 1 selon Hermann Immongault

by Michael Moukouangui
10 février 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DERNIERS ARTICLES

Bassin du Congo : le Science Panel et l’ambition de former 1000 scientifiques titulaires d’un Doctorat
RSE

Bassin du Congo : le Science Panel et l’ambition de former 1000 scientifiques titulaires d’un Doctorat

23 février 2026
Grand-Libreville durable : le programme GEF-8 à l’épreuve du réel
Local

Grand-Libreville durable : le programme GEF-8 à l’épreuve du réel

23 février 2026
Verdissement urbain et sensibilisation : vision XXL pour l’Arboretum Raponda Walker au Gabon
Biodiversité

Verdissement urbain et sensibilisation : vision XXL pour l’Arboretum Raponda Walker au Gabon

19 février 2026

© 2022 La lettre verte By Go Digital

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme

© 2022 La lettre verte By Go Digital