• About
  • Advertise
  • Privacy & Policy
  • Contact
mercredi, août 19, 2026
La Lettre Verte
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
No Result
View All Result
La Lettre Verte
No Result
View All Result

Déchets plastiques : les chantiers délaissés de Mays Mouissi

13 avril 2026
0
Déchets plastiques : les chantiers délaissés de Mays Mouissi
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

Arrivé à la tête du ministère de l’Environnement en janvier 2025, Mays Mouissi avait fait de la lutte contre les déchets plastiques, l’un des marqueurs de sa gouvernance. Interdiction des sachets plastiques, encadrement des bouteilles, modernisation de la gestion des déchets : les annonces se voulaient être en phase avec la nécessité de la lutte contre un fléau mondial. Malheureusement, moins d’un an après son départ du gouvernement, en novembre 2025, plusieurs de ces chantiers apparaissent inachevés, voire oubliés.

LIREAUSSI

Cotonou : la CSTB dénonce les « dysfonctionnements » administratifs, logistiques et informationnels du Forum Social Mondial

Programme SWM Gabon : l’heure du bilan pour les associations communautaires de chasse de Mulundu appuyées

Conservation : un accord de gestion communautaire pour concilier conservation et activités de pêche

L’interdiction progressive des sacs plastiques à usage unique devait symboliser un tournant majeur pour le Gabon. Entrée en vigueur en septembre 2025, l’ordonnance n°0012/PR/2024 ratifiée par la Loi n° 009/2024 fixé le cap en encadrant aussi la fabrication et l’importation de bouteilles plastiques sans bouchon solidaire dès le 1er janvier 2026. Sur le papier, la mesure visait à réduire fortement leur usage dans l’espace public et à transformer les habitudes de consommation.

Dans les faits, la situation est plus contrastée. Dans le Grand-Libreville, les sacs et bouteilles plastiques restent omniprésents dans les marchés, commerces de proximité, quartiers et les circuits informels continuent d’en faire un usage massif, malgré les annonces officielles. L’interdiction, largement connue du public, peine à produire des effets visibles.

À cette difficulté, s’ajoute une faiblesse réglementaire. Le texte encadrant les sanctions applicables aux opérateurs économiques en cas de pollution plastique n’a pas été publié au Journal officiel. Une absence qui limite la portée juridique du dispositif et fragilise son application sur le terrain. Sans base pleinement opposable, les contrôles restent illégaux et les sanctions peu dissuasives.

Une chaîne de gestion des déchets encore fragile

Au-delà des interdictions, la réforme supposait une transformation plus profonde du système de gestion des déchets. La fermeture progressive de la décharge de Mindoubé et la mise en place d’infrastructures plus modernes devaient constituer une étape clé.

Mais la transition reste incomplète. Le tri des déchets demeure marginal, la filière de recyclage encore peu structurée, et les capacités de traitement insuffisantes face aux volumes produits. Dans ce contexte, une part importante des déchets plastiques continue d’échapper à toute valorisation.

Dans les quartiers périphériques comme dans certaines zones urbaines, les conséquences sont visibles : déchets abandonnés, brûlage à ciel ouvert et accumulation dans les caniveaux, avec des impacts directs sur l’environnement urbain et les risques d’inondation.

Une mobilisation citoyenne sans effet durable

Le ministère avait multiplié les initiatives de sensibilisation, notamment à travers des campagnes ponctuelles et des journées dédiées à la réduction des plastiques. L’objectif était d’ancrer un changement de comportement à l’échelle nationale.

Ces actions ont toutefois peiné à s’inscrire dans la durée. Faiblement relayées par les collectivités locales et sans mécanismes de suivi structurés, elles n’ont pas permis de créer une dynamique durable. La lutte contre les déchets plastiques est restée largement institutionnelle, avec une appropriation limitée par les populations.

Un chantier laissé en suspens

Au terme de son passage au ministère de l’Environnement, Mays Mouissi laisse un bilan contrasté. Son action a permis de replacer la question des déchets plastiques au cœur du débat public et de poser les bases d’un cadre réglementaire plus ambitieux.

Mais plusieurs réformes structurantes restent inachevées ou partiellement appliquées. En cause peut-être, la continuité des chantiers laissés par ce dernier. Une responsabilité que l’actuel ministre de des Eaux et Forêts et de l’Environnement n’a pas encore pleine intégré. Depuis l’affectation du portefeuille environnement, Maurice Ntossui Allogo ne semble pas avoir de l’empathie pour les questions de plastiques. Face à ce constat, la politique de lutte contre les déchets plastiques apparaît aujourd’hui comme un chantier interrompu.

Dans le Grand-Libreville, le constat reste visible au quotidien. Les déchets plastiques continuent de s’accumuler, rappelant que les politiques environnementales, aussi ambitieuses soient-elles, se jugent avant tout à leur mise en œuvre concrète.

Wilfried Mba N

Advertisement Banner
Previous Post

Métiers verts : sursaut des femmes pour l’éclosion des profils dans le domaine agricole

Next Post

Population d’éléphants : l’envers des techniques de comptage au Gabon

Related Posts

Cotonou : la CSTB dénonce les « dysfonctionnements » administratifs, logistiques et informationnels du Forum Social Mondial
Local

Cotonou : la CSTB dénonce les « dysfonctionnements » administratifs, logistiques et informationnels du Forum Social Mondial

by Michael Moukouangui
12 août 2026
Programme SWM Gabon : l’heure du bilan pour les associations communautaires de chasse de Mulundu appuyées
Local

Programme SWM Gabon : l’heure du bilan pour les associations communautaires de chasse de Mulundu appuyées

by Michael Moukouangui
28 juillet 2026
Conservation : un accord de gestion communautaire pour concilier conservation et activités de pêche
Local

Conservation : un accord de gestion communautaire pour concilier conservation et activités de pêche

by Michael Moukouangui
27 juillet 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DERNIERS ARTICLES

ENQUÊTE : au Gabon, l’or noir empoisonne les aires protégées
Biodiversité

ENQUÊTE : au Gabon, l’or noir empoisonne les aires protégées

16 août 2026
Interview : « le bilan du Forum Social Mondial est positif » dixit Estelle Akpa N’Kakou
RSE

Interview : « le bilan du Forum Social Mondial est positif » dixit Estelle Akpa N’Kakou

19 août 2026
25 000 tonnes de poisson importées : pourquoi le Gabon dépend-il encore de l’extérieur ?
Agronomie

25 000 tonnes de poisson importées : pourquoi le Gabon dépend-il encore de l’extérieur ?

13 août 2026

© 2022 La lettre verte By Go Digital

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme

© 2022 La lettre verte By Go Digital