« Réimaginer : au-delà du monde que nous connaissons, une nouvelle relation avec notre océan ». C’est autour de ce thème que se célèbre ce 8 juin, la Journée mondiale des océans. Un appel à repenser la manière dont les États exploitent, protègent et valorisent les espaces marins face aux défis du changement climatique, de la pollution et de la surexploitation des ressources.
Au Gabon, cette vision trouve déjà une traduction concrète à travers plusieurs initiatives qui placent la conservation au cœur du développement. Le programme Gabon-Bleu en est l’illustration la plus visible. Avec un réseau de 20 aires marines protégées couvrant près de 26% des eaux sous juridiction nationale, le pays ambitionne de concilier préservation des écosystèmes marins et développement d’une économie bleue durable. Une approche qui vise à faire de l’océan non seulement un patrimoine à protéger, mais aussi un levier de croissance économique et d’emplois.
Cette stratégie repose également sur la protection de la biodiversité marine. Les eaux gabonaises abritent des espèces emblématiques telles que les baleines à bosse, les tortues marines, les dauphins ou encore plusieurs espèces de requins. La création d’aires marines protégées participe à la préservation de ces habitats essentiels et au renouvellement des ressources halieutiques.
Autre défi majeur : la lutte contre la pêche illégale. À travers le renforcement de la surveillance maritime et des contrôles dans les zones protégées, les autorités cherchent à préserver les stocks de poissons et à garantir une exploitation durable des ressources marines.
La protection des océans passe également par celle des écosystèmes côtiers. Les mangroves, véritables barrières naturelles contre l’érosion et zones de reproduction pour de nombreuses espèces, font aujourd’hui l’objet d’actions de sensibilisation et de préservation face aux menaces liées à la pollution et à l’urbanisation.
Pour les autorités gabonaises, la gouvernance des espaces marins constitue désormais un enjeu stratégique. Comme l’a souligné le Conseiller et Secrétaire permanent du président de la République, Fabrice Augan Ntchango, « la haute mer ne peut plus être considérée comme un espace sans gouvernance. Elle représente un patrimoine commun dont la gestion durable exige responsabilité, coopération et engagement collectif ».
À travers ses politiques de conservation et ses ambitions en matière d’économie bleue, le Gabon s’inscrit ainsi dans l’esprit du thème retenu cette année. Le défi reste désormais de transformer cette ambition en résultats durables, au bénéfice de l’environnement comme des populations.
Wilfried Mba N.






