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Jardin Botanique du Gabon : la stratégie d’implémentation du projet présentée au public

1 juillet 2026
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Jardin Botanique du Gabon : la stratégie d’implémentation du projet présentée au public
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Sous la houlette de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Réseau international des jardins botanique (BGCI) a présenté hier, mardi 30 juin 2026 à la Baie des Rois, aux parties prenantes, le plan stratégique du futur Jardin Botanique du Gabon en vue de son amendement, sa finalisation pour sa validation.

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Le Gabon veut aménager un Jardin Botanique à l’Arboretum Raponda Walker. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre du projet CAFI-3 Verdissement urbain et jardin botanique, a pour objectif de permettre aux populations urbaines du Grand-Libreville, d’accéder à des jardins forestiers et à des parcs urbains grâce aux offres en matière d’éducation, de biodiversité et de climat. Il fédère l’ensemble des parties prenantes à la conservation, dont la communauté Benga, et ouvre un champ d’opportunités pour des activités aussi nécessaires que variées, à l’exemple de la recherche fondamentale, de l’agroforesterie, du tourisme, de l’éducation et autres.

Pour Soahangy Rangers, Représentante Résidante adjointe du PNUD au Gabon, « un jardin botanique n’est pas uniquement un espace de conservation des plantes, c’est un lieu où se rencontrent la science, l’histoire, l’éducation, la culture, le tourisme, l’innovation et le développement économique. C’est un espace qui permet de rapprocher les citoyens et en particuliers les jeunes de leur patrimoine naturel et culturel tout en renforçant la sensibilisation aux enjeux des changements climatiques et de la protection de la biodiversité ».

Les axes de la stratégie

S’il faut le reconnaître avec l’un des experts de la BGCI qu’« un jardin botanique ne se crée pas du jour au lendemain », mettre en place ce projet et le faire aboutir nécessite cependant de respecter un certain nombre d’étapes. Au nombre desquels, les grands axes devant sous-tendre la stratégie d’implémentation du projet. Dans le cadre du projet du Jardin Botanique de l’Arboretum Raponda Walker, quatre piliers, la vision du jardin, la zonation, la stratégie scientifique, l’approche communautaire et le plan opérationnel fondent le plan d’action.

« Ce plan est le fruit de multiples visites de terrain, de concertation et d’échanges avec les parties prenantes. Il nous offre aujourd’hui une feuille de route clair et réaliste », a fait savoir Omer Ntougou, secrétaire Exécutif de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) qui reconnait que ce projet ne peut réussir sans une appropriation nationale forte et sans la contribution des acteurs concernés pour faire du jardin, un outil au service de tous.

Le jardin botanique, un outil de résilience écologique

Un jardin botanique est une bibliothèque vivante, un centre consacré à la recherche scientifique, à la conservation, l’éducation et l’engagement communautaire. Environ 3 700 jardins botaniques sont répertoriés à travers le monde pour 7,5 millions de visiteurs. En Afrique, 225 jardins botaniques sont répertoriés mais ils demeurent peu fonctionnels. Le Gabon, pour sa part, compte officiellement un seul jardin botanique, celui de l’Arboretum de Sibang.

Le jardin d’Akanda quant à lui, se veut un centre névralgique dans un réseau plus large de pépinières à travers le Gabon, fournissant semences et plants pour un usage public et privé. D’après les experts du projet, il soutiendra le développement d’entreprises locales, offrira des conseils techniques aux municipalités et aux acteurs privés, et explorera des activités génératrices de revenus telles que la production de compost et les services-conseils.

« Le jardin botanique de Libreville, au Gabon, pourra interagir avec les 3 700 jardins botaniques et instituts de conservation des plantes du monde entier, ce qui ouvrira la voie à une collaboration et à des partenariats internationaux pour la conservation des espèces végétales dans le Bassin du Congo », confiait Dr Carly Cowell, Directrice de la Conservation, Botanic Gardens Conservation International (BGCI) lors d’une présentation du projet.

L’Arboretum Raponda Walker, un choix stratégique

En dépit de sa juxtaposition avec les communes d’Akanda et de Libreville, l’Arboretum Raponda Walker a été choisi pour plusieurs raisons. D’une part, parce que les différents acteurs consultés ont tous reconnu l’intérêt environnemental et éducatif de créer un jardin botanique à Libreville. Mais surtout, parce que, selon Omer Ntougou, « Libreville est la zone qui condense toutes les populations urbaines au Gabon ».

« Nous avons une pression urbaine qui est très forte. Ce jardin botanique jouera le rôle d’un ballon d’oxygène au nord de Libreville. Cela dit, on ne pouvait pas laisser cet espace sans lui donner une fonction active pour les générations actuelles et futures. Ce, d’autant plus que les autres provinces du pays sont déjà noyées dans la forêt. On les valorise soit par les parcs nationaux ou les séries de conservation dans les concessions forestières », a conclu le secrétaire Exécutif de l’ANPN.

Michael Moukouangui Moukala

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