À Nzenzélé, dans la province de la Ngounié, l’État gabonais s’apprête à mettre aux enchères 595 grumes représentant plus de 2 700 m³ de bois, principalement de l’okoumé et du padouk.
Le ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, annonce la mise en vente aux enchères de cet important lot de bois saisi et abandonné. Stocké à Nzenzélé, celui-ci sera cédé au plus offrant.
Les personnes ou entreprises intéressées doivent déposer leur dossier sous pli fermé auprès du secrétariat du directeur de cabinet du ministre, situé au 7ᵉ étage. La date limite de dépôt est fixée au mercredi 2 septembre 2026 à 15 heures précises.
Cette opération s’inscrit dans le cadre prévu par la réglementation gabonaise pour la gestion du bois abandonné ou cédé à l’administration. L’arrêté n°0026/MEFMEPCODDPAT du 25 mai 2020 définit notamment comme « bois abandonné » les grumes délaissées pendant plus de six mois après leur abattage, ainsi que les bois laissés sans propriétaire ou sans réclamation auprès de l’administration.
Un enjeu économique
Avec plus de 2 700 m³ de bois, le lot représente un volume commercial conséquent. Sa mise aux enchères permet à l’administration de valoriser une ressource qui, faute d’avoir été évacuée ou valorisée par son détenteur initial, se retrouve aujourd’hui sous la responsabilité de l’État.
Cette vente constitue ainsi une opportunité de récupérer une partie de la valeur de ces produits forestiers plutôt que de les laisser durablement immobilisés.
Une ressource forestière à ne pas gaspiller
Au-delà de l’aspect commercial, l’abandon de grumes pose également une question environnementale. Un arbre prélevé dans la forêt pour produire une ressource qui finit par être abandonnée n’est pas pleinement valorisé. Une telle situation peut entraîner une dégradation progressive du bois et s’apparente, plus largement, à un gaspillage d’une ressource forestière.
L’abandon de bois peut également générer des coûts supplémentaires pour l’administration, contrainte d’en assurer la surveillance, la conservation et, in fine, la valorisation. Il souligne ainsi l’importance d’une exploitation et d’une évacuation des produits forestiers dans des conditions permettant d’en préserver la valeur.
Avec ces 595 grumes mises en vente à Nzenzélé, l’enjeu est désormais de permettre leur valorisation dans le cadre de la procédure annoncée par le ministère.
Wilfried MBA N.






