De juillet 2023 à avril 2026, le Gabon a assuré, avec la France, la co-facilitation du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC). Pour la première fois, un État de la région exerçait cette responsabilité. Dans son communiqué du 8 octobre, le Conseil des ministres retient deux résultats principaux : l’adoption de l’Appel de Belém et l’adhésion de 17 nouveaux membres au partenariat.
L’Appel de Belém vise à mobiliser au moins 2,5 milliards de dollars d’ici à 2030 en faveur des forêts du Bassin du Congo. Le communiqué ne précise toutefois ni les montants déjà mobilisés, ni les sommes effectivement décaissées, ni les pays ou projets bénéficiaires.
Ces données sont pourtant essentielles pour apprécier la portée de cet engagement. Quelle part des financements ira aux pays forestiers, aux organisations locales et aux communautés qui dépendent de la forêt ? Quels résultats sont attendus en matière de conservation, de lutte contre la déforestation ou de restauration des écosystèmes ?
Le bilan présenté au Conseil des ministres met en avant une avancée diplomatique et l’élargissement du partenariat. Il ne fournit pas, à lui seul, de mesure des effets obtenus sur le terrain.
Au-delà des 17 nouveaux membres et des 2,5 milliards de dollars visés, l’enjeu sera donc de suivre les financements effectivement versés et les résultats qu’ils permettront d’obtenir.
Séraphin Lame






