Commissaire général du Centre national de la recherche scientifique et technologique du Gabon (Cenarest) jusqu’à hier, jeudi 15 octobre 2026, le Professeur Alfred Ngomanda vient d’être nommé Conseiller spécial et Secrétaire permanent du Conseil national climat (CNC).
Cette nomination intervient environ une semaine seulement à la suite de celle de Stephen Mouba. Nommé le 8 octobre 2026 dernier à la tête du Conseil national climat (CNC), en lieu et place de Fabrice Ntchango, Stephen Mouba s’est vu quelques jours seulement après, attribué le portefeuille ministériel de l’Environnement et du Climat.
Suivant l’ordre officiel, Alfred Ngomanda remplace donc Stephen Mouba qui n’a jamais exercé en tant que Secrétaire permanent du CNC.
Commissaire général du Cenarest, Alfred Ngomanda est Professeur d’écologie forestière à l’Institut de Recherche en Ecologie Tropicale (IRET). Ces dernières années, ses travaux de recherches se sont focalisés sur la compréhension des effets des changements environnementaux, d’origine naturelle ou anthropique, sur l’écologie et la biodiversité végétale des forêts du bassin du Congo.
Il compte à son actif plus de cinquante (50) articles scientifiques évalués par ses pairs sur les forêts tropicales d’Afrique centrale. Il enseigne dans différentes universités et grandes écoles supérieures au Gabon (Université de Masuku et École nationale des eaux et forêts) et en Afrique centrale (Université de Kinshasa-ERAIFT), afin de renforcer les capacités dans la région.
COPs, Sommets internationaux sur le climat, GIEC, ateliers scientifiques, conférences thématiques, panels… le Professeur Alfred Ngomanda est un acteur scientifique de renom engagé au niveau national et international sur les questions des changements climatiques et de préservation de la biodiversité. Ces dernières années, son implication sur ces volets a permis de faire avancer la compréhension des grandes tendances climatiques et l’opérationnalisation des solutions scientifiques, techniques et financières de lutte face aux pressions anthropiques.
En mai 2021, dans une tribune publiée dans le quotidien d’information L’Union, il rappelait les revers qui pèsent sur les forêts tropicales d’Afrique centrale, alors que selon lui, ces forêts « constituent un réservoir immense de biodiversité et jouent un rôle important dans la régulation du climat de la planète en contrôlant les cycles d’échange entre la terre et l’atmosphère».
Pour préserver ces forêts appelait-il les dirigeants des pays industrialisés, donc les plus pollueurs, à renforcer leur lutte contre les changements climatiques qui a un impact néfaste sur la ressource disponible, à l’instar de celle de l’Okoumé du Gabon dont le risque est économique pour le pays.
C’est donc un scientifique aguerri qui prend les rênes d’un organisme assez important dans le dispositif de préservation et valorisation du capital naturel du Gabon. Surtout que l’une des ambitions actuelles du pays est, sur la période 2026-2032, de valoriser ce capital naturel à travers les mécanismes de compensation tels que les crédits carbone.
Michael Moukouangui Moukala






