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Entre surconsommation et protection, l’équilibre écologique de l’iboga menacé

19 août 2025
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Entre surconsommation et protection, l’équilibre écologique de l’iboga menacé
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Plante sacrée et emblème du patrimoine immatériel gabonais, l’iboga est aujourd’hui au centre d’un paradoxe : il est fortement menacé par la surexploitation. Et pourtant, il est un symbole de la conservation écologique. En valorisant cette espèce endémique, le Gabon défend non seulement une ressource culturelle unique, mais aussi un maillon essentiel de la biodiversité de ses forêts.

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Depuis des siècles, l’iboga occupe une place centrale dans les rites initiatiques du Bwiti. Or, bien au-delà de ses fonctions spirituelles, il attire désormais l’attention de la communauté scientifique internationale, notamment pour ses propriétés médicinales dans le traitement des addictions. Cependant, cet attrait grandissant n’est pas sans conséquence : exploitation intensive de la plante. Inscrite sur la liste rouge de l’IUICN des espèces végétales menacées, fragilise son existence dans son habitat naturel. Ainsi, la question de sa préservation apparaît désormais comme un enjeu écologique urgent.

C’est précisément dans ce contexte qu’est intervenue, le 1er août 2025 dernier, la rencontre entre la Première Dame Zita Oligui Nguema, à travers la Fondation Ma Bannière, et les membres de l’ONG Blessings of the Forest. « L’Iboga, c’est plus qu’une plante : c’est un patrimoine immatériel, un savoir sacré, une force gabonaise », a-t-elle affirmé, soulignant la valeur identitaire autant qu’écologique de cette ressource unique. En insistant sur le fait que « l’Iboga fait partie de notre identité » et qu’il est « essentiel de le protéger, de le transmettre et de l’encadrer », la Première Dame a donné le ton d’une vision dans laquelle culture et écologie se rejoignent. Car préserver l’iboga, c’est aussi protéger la forêt qui l’abrite.

Espèce de sous-bois, la plante joue un rôle discret mais essentiel dans l’équilibre des écosystèmes forestiers. Dès lors, l’engagement en faveur de sa sauvegarde dépasse largement le cadre spirituel : il s’inscrit dans une démarche plus globale de préservation des biens communs. « La forêt gabonaise regorge de ressources uniques. Elle mérite d’être protégée, mais aussi célébrée », a rappelé Zita Oligui Nguema, ancrant son action dans une vision intégrée du développement durable.

Cette volonté s’est traduite par un dialogue fécond avec les responsables de BOTF, parmi lesquels Yann Guignon, Georges Gassita, Marie Lou Miboka Aboghe et le Dr Gretta Soami Mabiala. Ensemble, ils ont réaffirmé la nécessité de mettre en place des projets conjoints dans la recherche, la sensibilisation et la valorisation des produits forestiers non ligneux. En misant sur la protection des savoirs traditionnels et sur l’autonomisation des communautés locales, cette synergie pourrait offrir un cadre concret à la conservation de l’iboga et à la protection de son écosystème.

Dans un contexte de transition écologique et de quête de souveraineté culturelle et économique, l’avenir de l’iboga apparaît comme un véritable test pour le Gabon. Sa valorisation ne se réduit pas à une simple sauvegarde patrimoniale : elle ouvre la voie à une écologie enracinée dans les traditions, porteuse d’un message universel. À travers ce geste, le pays affirme qu’il est possible de conjuguer identité culturelle et protection de la biodiversité, en faisant de l’iboga à la fois un trésor national et un symbole de durabilité.

Wilfried Mba Nguema

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