Selon les conclusions d’un rapport intitulé « Rapport d’évaluation 2025 sur le bassin du Congo/Résilience et durabilité du bassin du Congo : du passé au futur», le premier du genre sur le bassin du Congo présenté à Belém au Brésil lors de la COP30, le second poumon vert de la planète est présenté comme le moteur des précipitations en Afrique.
Environ 60 à 70 % des précipitations qui arrosent le Bassin du Congo sont recyclées au niveau régional souligne le rapport auquel ont pris part des scientifiques et figures telles que le Professeur Lee White. Ce cycle, ajoutent les scientifiques dans leur rapport, maintient à l’intérieur des terres un flux permanent d’humidité provenant de l’océan Atlantique.
Ce phénomène climatique repose sur les forêts de la région présentées par les scientifiques comme étant le véritable « moteur vert » de ces précipitations, grâce à leur capacité à faire baisser la température de la surface terrestre par l’évapotranspiration et le recyclage de l’humidité atmosphérique.
La géologie de la région, sa position sur l’équateur et l’immense superficie de ses forêts, sont les composantes essentielles du régime climatique et hydrologique de l’Afrique. C’est, souligne le rapport, cette combinaison des facteurs qui permet au bassin du Congo de pomper l’eau qui irrigue tout le continent sur des milliers de kilomètres jusqu’en Égypte et d’autres pays d’Afrique de l’Est, du Nord et de l’Ouest exposés au stress hydrique.
Cette dynamique hydrologique a un rôle capital sur la pratique de l’agriculture, donc la lutte contre la faim en Afrique, l’équilibre de la vie pour des millions de personnes à travers le continent et par effet d’entraînement, l’accès à l’eau.
Dans un passé récent, le Professeur Lee White alors ministre des Eaux et Forêts du Gabon, au cours d’une rencontre sous-régionale prévenait déjà sur le rôle stratégique des forêts du bassin du Congo pour l’équilibre naturel des précipitations dans le reste du continent et la lutte contre la désertification. Sa vision des choses vient d’être confirmée.
Cette convergence invite cependant décideurs politiques, bailleurs de fonds internationaux, scientifiques, ONGs, populations à travailler main dans la main pour la consolidation des acquis en termes de préservation de la biodiversité et la recherche scientifique sur le bassin du Congo.
Michael Moukouangui Moukala






