Avec 52% des mangroves urbaines du Gabon, le Grand-Libreville, est partagé entre pressions anthropiques sur les mangroves et préservation de ces écosystèmes essentiels à la régulation du climat.
La déforestation, le déchiffrement et la pollution sont les trois grandes menaces qui pèsent sur l’équilibre des mangroves urbaines de Libreville. Pour Saint-Bickolard Mabicka Iwangou, Docteur en science du bois et des fibres, « les populations riveraines qui vivent à proximité de ces mangroves exercent une pression négative sur celles-ci ».
Le Docteur en veut pour preuve, la mangrove d’Alibandeng, un quartier situé au nord-ouest de Libreville. Alibandeng n’est cependant pas le seul quartier où les mangroves sont soumises à une pression humaine intense. Ambowé, Okala débarcadère, Mindoubé, Owendo sont autant de zones où les écosystèmes de mangroves sont détruites par l’homme pour des raisons économiques ou urbanistiques.
Les conséquences de cet enchaînement sont connues au Gabon : inondations et rupture du rôle des mangroves de capteurs de carbone.
Pour contourner cet état de fait, administrations publiques, scientifiques, ONGs et secteur privé se mobilisent. Face à l’inconscience généralisée des populations, ces entités ont constamment à faire à un combat difficile à gagner, tant les mentalités n’ont pas encore épousé le concept de résilience et la culture de la préservation, un défaut qu’il faut corriger au fil des campagnes de terrain.
Séraphin Lame






