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Conservation : Tout pour les parcs, rien pour les écogardes au Gabon

5 février 2026
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Conservation : Tout pour les parcs, rien pour les écogardes au Gabon
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Entre financements d’urgence et drames silencieux, les véritables gardiens des parcs restent oubliés au Gabon sous le regard indifférent des plus hautes autorités.

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La session du Comité de pilotage (COPIL) du programme d’urgence CAFI–UNOPS, présidée par le Directeur de cabinet du Ministère des Eaux et Forêts chargé du Conflit Homme-Faune, a permis de faire le point sur l’utilisation des fonds destinés à maintenir les opérations essentielles au sein des parcs nationaux. Un exercice institutionnel classique, parfaitement calibré, qui souligne la continuité des activités de surveillance, l’entretien du matériel, et la rigueur administrative assurée par le cabinet Deloitte.

Selon une communication de l’ANPN, ces fonds d’urgence doivent permettre : le maintien des patrouilles, l’entretien des véhicules, le soutien logistique, le renforcement de la lutte contre les activités illégales. Pourtant, ces annonces ne se traduisent quasiment jamais par une amélioration concrète de la condition humaine des écogardes. Les priorités semblent exclusivement techniques, matérielles, ou financières. « Les difficultés quotidiennes de ceux qui marchent réellement dans la forêt, eux, restent dans l’ombre », souligne tristement un observateur. Et les évènements récents l’illustrent avec une gravité particulière.

Mais derrière la communication officielle, une réalité beaucoup moins reluisante se dessine : les écogardes, piliers de la conservation au Gabon, continuent de payer le prix le plus lourd. Et les dernières actualités du pays viennent tristement confirmer ce constat. Des financements pour les parcs apparemment il y en a, mais pas pour leurs protecteurs.

Le 1er décembre 2025, plusieurs écogardes regroupés au sein du SYNEG se sont rendus au Trésor public. La raison : trois mois d’arriérés de salaires, une situation devenue récurrente.

Ils sont allés s’enquérir de l’avancement du paiement de la redevance due par l’ANPN, lassés d’attendre des montants qui devraient leur être versés comme droit, non comme faveur. Ce déplacement n’était pas une manifestation, ni un mouvement social structuré. Il s’agissait simplement d’une tentative pour comprendre pourquoi ceux qui protègent la forêt gabonaise continuent d’être, mois après mois, les oubliés du système.

Pendant que l’on garantit “la régularité des dépenses” et “la conformité des pièces justificatives”, les écogardes, eux, doivent parfois emprunter pour nourrir leur famille. Comment expliquer que les parcs reçoivent des financements d’urgence… mais pas les écogardes qui y travaillent ?

Le contraste criant entre communications officielles et réalité du terrain. Chaque communiqué institutionnel met en avant : la rapidité du déblocage des fonds, l’efficacité des mécanismes mis en place, les résultats techniques des missions.

La conservation à la gabonaise semble fonctionner sur un paradoxe permanent : des écosystèmes ultra-protégés, mais des hommes de terrain exposés et négligés.

Wilfried Mba Nguema

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