Autour d’un Café scientifique, autorités publiques des Eaux et Forêts et de la Mer, scientifiques et experts de la conservation ont été édifiés, ce jeudi 22 janvier 2025, dans un hôtel de la place, sur les résultats des programmes Total Gabon Vert (TGV) et Total Gabon Bleu (TGB), issus du partenariat public-privé entre l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et TotalEnergies EP Gabon. Les résultats de ces deux programmes mettent en exergue l’impact des politiques de conservation et enrichissent le débat public sur la gestion des ressources naturelles à court, moyen et long termes.
« Ce Café scientifique est bien plus qu’une simple restitution. Il se veut un espace de transparence, de dialogue et de co-construction, mettant en valeur les acquis scientifiques et favorisant le renforcement des synergies entre chercheurs, décideurs publics, partenaires techniques et financiers, et communautés locales, au service d’un avenir fondé sur la durabilité, la résilience et l’épanouissement des populations gabonaises », a fait savoir Omer Ntougou, Secrétaire exécutif de l’ANPN, à l’ouverture des échanges.
Il fait suite à plusieurs années de mise en œuvre durant lesquelles les programmes Total Gabon Vert (TGV) et Total Gabon Bleu (TGB) ont généré, selon l’ANPN, « un corpus substantiel de données scientifiques, d’innovations en matière de gestion et de résultats concrets en termes de préservation », dont le partage avec l’ensemble de la communauté scientifique nationale, les décideurs politiques, les gestionnaires des aires protégées, les organisations non gouvernementales (ONG) environnementales et les partenaires au développement était impératif.
Rehaussé par la présence de Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts, ainsi que d’Aimé Martial Massamba, ministre de la Mer et de l’Économie bleue, le Café scientifique a fait un tour d’horizon de sept projets phares. Au nombre de ces projets : le (1) projet de recherche archéologique, le (2) projet d’appui à la surveillance et de valorisation du bois des géants dans l’Arboretum Raponda Walker, le (3) projet d’appui logistique de l’équipe « faune sauvage » de la direction technique de l’ANPN aux missions scientifiques portant sur les thématiques des zoonoses, l’amélioration de la gestion des aires protégées, la lutte contre le braconnage et la gestion d’un tourisme faunique durable, le (4) projet de recherche écologique et de valorisation du patrimoine scientifique de la station d’étude des gorilles et chimpanzés (SEGC) du parc national de la Lopé, le (6) SRBO et enfin, le (7) Programme Gabon Bleu consacré à la protection, au suivi écologique et à la gestion des aires protégées côtières et aquatiques du Gabon (contexte et principaux résultats), avec ses missions Albacore 1 à 8 (résultats et perspectives).
Si ces projets illustrent une meilleure compréhension des domaines à forte dynamique archéologique, culturelle, touristique et écologique, tous dosés de science, ils permettent, à en croire le Secrétaire exécutif de l’ANPN, un appui aux missions de terrain déjà effectuées par les équipes de l’agence, notamment sur des pans tels que l’étude des gorilles et des chimpanzés menée au parc national de la Lopé, dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Ces projets ont donc permis de consolider les acquis, d’identifier de nouvelles pistes de collaboration et de renforcer davantage le rôle de la science en tant que levier essentiel de la conservation de la biodiversité et de l’amélioration du bien-être des populations.
Conseiller scientifique à l’ANPN, le Professeur Stéphan Ntié a rappelé que la science est la base de toute souveraineté. Selon lui : « Ce Café scientifique est un bel exposé des recherches touchant la biodiversité. L’ambition est désormais de consolider ce modèle d’appui et d’en assurer la pérennité. Nous avons démontré que, localement, nous possédons l’expertise nécessaire pour une gestion et une valorisation optimales de notre patrimoine naturel ».
Le Programme Gabon Bleu et ses missions Albacore illustrent cet ancrage, interpellant les ministres sur la nécessité pour le gouvernement de maîtriser le domaine maritime national, les stocks de poissons disponibles, afin de mieux lutter contre la pêche illicite, le trafic maritime et de garantir une gestion durable de la ressource halieutique.
« Ce Café scientifique est un bel exposé pour retracer le rendu des recherches qui touchent la biodiversité. Ce qu’il faut retenir, c’est que la recherche scientifique est indispensable, car elle nous fournit la donnée et nous donne une meilleure orientation pour pouvoir décider. Décider de la gouvernance du capital naturel ou des ressources halieutiques que nous avons. (…) Lorsque nous maîtrisons les stocks, nous pouvons mieux décider, et cela est vraiment important », a conclu Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts.
Michael Moukouangui Moukala






