Depuis hier, vendredi 13 mars, des pluies continues s’abattent sur Libreville, la capitale gabonaise où les précipitations se poursuivent encore ce samedi 14 mars sans véritable accalmie. Dans plusieurs quartiers, les habitants observent déjà des accumulations d’eau dans les rues et à proximité des habitations, ravivant les inquiétudes sur les risques d’inondations.
Pour autant, ces intempéries ne sont pas inhabituelles en cette période de l’année. Le Gabon, situé en zone équatoriale, connaît un régime climatique marqué par plusieurs saisons. Le mois de mars correspond justement au début de la petite saison des pluies, qui s’étend généralement de mars à mai. Cette période se caractérise par des précipitations fréquentes, parfois soutenues, pouvant durer plusieurs jours consécutifs.
À Libreville, mars figure d’ailleurs parmi les mois les plus arrosés de l’année. Les épisodes de pluie continue ne sont donc pas rares, même si leur intensité et leur durée peuvent varier d’une année à l’autre. « Cette continuité des pluies ne doit pas étonner les gabonais. Elle relève du cycle normal si l’on s’en tient à la programmation saisonnière », a fait savoir un expert.
Cependant, si la pluie elle-même relève d’un phénomène saisonnier normal, ses conséquences dans la capitale rappellent une problématique bien connue : celle liée aux difficultés d’évacuation des eaux pluviales. Dans certains quartiers, l’obstruction des caniveaux, l’insuffisance des réseaux de drainage ou encore l’urbanisation rapide contribuent à aggraver les accumulations d’eau lors de fortes précipitations.
Wilfried Mba N.






