• About
  • Advertise
  • Privacy & Policy
  • Contact
vendredi, mai 15, 2026
La Lettre Verte
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
No Result
View All Result
La Lettre Verte
No Result
View All Result

Crédit carbone : « Gabon Infini » face aux défis de l’histoire

30 mars 2026
0
Crédit carbone : « Gabon Infini » face aux défis de l’histoire
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

 Le Gabon lance des projets environnementaux et agricoles avec une régularité presque métronomique. Chaque nouveau gouvernement, chaque nouveau chef d’État, arrive avec sa grande initiative estampillée verte, durable, agricole ou souveraine. Le 27 mars 2026, c’est « Gabon Infini », 200 millions de dollars, des partenaires prestigieux, des hectares à sanctuariser. Mais avant de se laisser emporter par l’enthousiasme, une question s’impose : que sont devenus tous les projets précédents ? Et surtout, qui a eu la charge de les suivre ?

LIREAUSSI

La filière Andok : une économie à 1,64 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires par an au Gabon

Forêts : l’illégalité coûte 180 milliards de francs CFA au Gabon

Paradoxe de choix : le Fonds vert pour le climat installe son bureau à Abidjan au détriment des pays du bassin du Congo

Sur le front strictement environnemental, la trajectoire n’est guère rassurante. En 2022, le Gabon annonçait en grande fanfare vouloir valoriser ses 187 millions de crédits carbone et en vendre 90 millions sur le marché international avant la COP27, espérant en tirer quelque 291 millions de dollars. Une ambition présentée comme historique.

Le Gabon devenait d’ailleurs le premier pays africain à monétiser la séquestration de carbone de ses forêts. Sauf que la Rainforest Foundation UK a rapidement jeté un pavé dans la mare : son analyse a révélé que les 90 millions de crédits carbone émis par le Gabon étaient probablement sans valeur réelle, ne représentant aucune réduction effective des émissions de carbone. Plus embarrassant encore, sans les ajustements arbitraires appliqués aux données, les forêts gabonaises auraient en réalité émis 16,5 millions de tonnes supplémentaires de carbone sur la même période. Cette controverse n’a jamais été pleinement tranchée ni publiquement assumée par Libreville.

Un marché carbone mondial volatil

La fragilité de la stratégie gabonaise est encore aggravée par l’état du marché sur lequel elle veut se faire valoir. La valeur du marché des crédits carbone volontaires est passée de 2,1 milliards de dollars en 2021 à environ 550 millions en 2024, soit une chute de plus de 70%. En 2023, une enquête du Guardian a montré que plus de 90% des crédits forestiers certifiés par Verra, leader mondial en matière de crédit carbone, n’auraient pas généré de réductions réelles d’émissions.

Dans ce contexte, les 200 millions de dollars de « Gabon Infini » semblent parier sur un marché en crise profonde sans que le mécanisme ne prévoie de plan B crédible. La même question revient, lancinante : qui mesurera, de manière indépendante et contraignante, si les engagements sont tenus ou non ?

« Gabon Infini », le projet de trop ?

La forêt gabonaise est réelle. Les 88 % de couverture forestière sont réels. La capacité du pays à absorber plus de carbone qu’il n’en émet est aussi réelle. Ce capital naturel mérite d’être protégé et valorisé. Personne ne le conteste ! Mais depuis des décennies, les projets gabonais axés sur la valorisation des retombées de la conservation de la forêt se succèdent avec des budgets colossaux, sans que des résultats se pointent au rendez-vous.

La vraie question que pose « Gabon Infini » n’est pas environnementale : elle est institutionnelle. Quels indicateurs de suivi ? Quelle autorité indépendante d’évaluation ? Quel mécanisme de redevabilité publique ? Sans réponses à ces questions, la plus belle forêt du monde ne suffira pas à rembourser la dette de crédibilité accumulée par des années de projets sans bilan.

Michael Green

Advertisement Banner
Previous Post

Eaux et forêts : 546 recrues pour un corps paramilitaire inédit

Next Post

« Gabon Infini » : le Gabon mise sur un financement innovant pour ancrer son modèle écologique

Related Posts

La filière Andok : une économie à 1,64 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires par an au Gabon
Financement

La filière Andok : une économie à 1,64 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires par an au Gabon

by Michael Moukouangui
29 avril 2026
Forêts : l’illégalité coûte 180 milliards de francs CFA au Gabon
Financement

Forêts : l’illégalité coûte 180 milliards de francs CFA au Gabon

by Michael Moukouangui
7 avril 2026
Financement

Paradoxe de choix : le Fonds vert pour le climat installe son bureau à Abidjan au détriment des pays du bassin du Congo

by Michael Moukouangui
2 avril 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DERNIERS ARTICLES

Ressource halieutique : le fleuve Nyanga et la lagune Ndougou en proie à une crise de poisson
Biodiversité

Connaissances écologiques locales : les béninois plus outillés au Gabon sur les cétacés que les congolais, gabonais et…

15 mai 2026
Lot2/Mandji : face à Olam, l’ONG Muyissi Environnement à la rescousse des communautés locales pour la récupération des terres
Local

Lot2/Mandji : face à Olam, l’ONG Muyissi Environnement à la rescousse des communautés locales pour la récupération des terres

15 mai 2026
Communiqué : Galien Africa lance la 6e édition du Prix Galien Afrique consacré à l’excellence et l’innovation
RSE

Communiqué : Galien Africa lance la 6e édition du Prix Galien Afrique consacré à l’excellence et l’innovation

12 mai 2026

© 2022 La lettre verte By Go Digital

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme

© 2022 La lettre verte By Go Digital