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Agriculture : au Capal, des équipements agricoles abandonnés relancent les critiques sur la gestion du matériel de l’État

28 avril 2026
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Agriculture : au Capal, des équipements agricoles abandonnés relancent les critiques sur la gestion du matériel de l’État
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Au centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (Capal), plusieurs équipements agricoles appartenant à l’État sont laissés à l’abandon depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Exposés aux intempéries, notamment à l’air marin, ces engins se détériorent progressivement. Une situation mise en lumière dans une vidéo du journaliste gabonais Chamberland Moukouama.

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Sur le site, plusieurs machines et véhicules destinés au soutien des activités agricoles restent sans usage apparent. Leur exposition prolongée aux conditions climatiques accélère leur dégradation, alors même qu’ils sont censés contribuer au développement du secteur.

Dans sa vidéo publiée le 26 avril 2026, le journaliste s’interroge sur ce qu’il qualifie d’immobilisme administratif autour de ce matériel relevant du ministère de l’Agriculture. « Cela fait plusieurs mois, plusieurs années que c’est là », constate-t-il, évoquant des équipements qui, selon lui, pourraient encore être utiles s’ils étaient pris en charge ou réaffectés.

Une situation qui interroge la gestion publique

Au-delà du constat visuel, cette situation soulève des interrogations sur la gestion et le suivi des biens publics, notamment dans le secteur agricole.

Pour certains observateurs en ligne, ce type de situation traduirait des faiblesses structurelles au sein de l’administration agricole. Ils évoquent notamment un manque de techniciens suffisamment formés et opérationnels, capables d’assurer l’utilisation et la maintenance de ce type d’équipements. D’autres estiment que des réformes dans la formation et l’affectation des compétences auraient pu limiter ce type de dégradation.

Des pistes de solution évoquées par les internautes

Face à ces images, une autre partie des réactions insiste davantage sur la nécessité de repenser la gestion de ces équipements. Certains suggèrent ainsi une décentralisation de leur utilisation, en les confiant aux coopératives agricoles ou aux structures administratives en province, afin de les rapprocher des producteurs et de favoriser leur mise en service effective.

Cette approche est présentée comme une manière d’éviter l’immobilisation prolongée de matériels coûteux, tout en renforçant l’accompagnement des acteurs agricoles locaux.

Des appels à la prudence et à la vérification des faits

Dans les commentaires suscités en ligne, d’autres voix appellent toutefois à la prudence. Elles estiment nécessaire de disposer d’informations complémentaires auprès des autorités compétentes afin de mieux comprendre les circonstances exactes de l’installation et du maintien de ces équipements sur le site.

Certains rappellent également que ce matériel aurait été acquis et déposé sous une précédente administration du ministère de l’Agriculture, sans que ces éléments ne soient officiellement confirmés.

Un enjeu plus large de gouvernance agricole

Au-delà du cas du Capal, cette situation met en lumière des défis plus larges liés à la gestion des investissements publics dans le secteur agricole. Dans un pays encore fortement dépendant des importations alimentaires, l’efficacité du suivi et de l’exploitation des équipements destinés à soutenir la production locale apparaît comme un enjeu central.

Alors que ces équipements, censés renforcer les capacités agricoles nationales, se dégradent sur place, cette affaire relance la question de la chaîne de responsabilité, depuis l’acquisition du matériel jusqu’à sa mise en service effective et son suivi opérationnel dans le temps.

Wilfried Mba N.

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