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Communiqué : Greenpeace Afrique et Brainforest réunissent les OSCs à Libreville pour transformer les engagements en actions concrètes.

26 octobre 2026
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Communiqué : Greenpeace Afrique et Brainforest réunissent la société civile à Libreville pour transformer les engagements en actions concrètes.
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Face à la pression croissante sur les forêts du Bassin du Congo, aux menaces pesant sur les droits des peuples autochtones et des communautés locales, ainsi qu’aux difficultés persistantes d’accès aux financements climatiques, Greenpeace Afrique, en partenariat avec Brainforest, organise les 28 et 29 octobre 2026 à Libreville, au Gabon, la troisième Conférence régionale des organisations de la société civile (OSCs) du Bassin du Congo.

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Placée sous le thème « Un bassin du Congo résilient : forêts, populations, finances et nature », cette rencontre réunira plus de 50 participants issus de six pays de la région : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo.

Représentants d’organisations de la société civile, peuples autochtones, communautés locales, organisations dirigées par des femmes, chercheurs, institutions publiques et autres parties prenantes se retrouveront autour d’une ambition commune : construire une position régionale forte et coordonnée pour défendre les forêts, renforcer la justice environnementale et faire entendre les voix des communautés dans les décisions qui façonnent leur avenir.

Des forêts vitales, mais toujours sous pression

Le Bassin du Congo abrite l’un des écosystèmes forestiers les plus importants de la planète. Ses forêts constituent un rempart essentiel contre le dérèglement climatique, un réservoir exceptionnel de biodiversité et une source de subsistance pour environ 100 millions de personnes.

Pourtant, ces écosystèmes continuent de subir les pressions de la déforestation, des activités extractives, de la dégradation des terres et de modèles de développement qui ne garantissent pas toujours la protection des droits et des moyens de subsistance des populations forestières.

Selon les données du World Resources Institute citées dans la note conceptuelle de la conférence, environ 780 000 hectares de forêts primaires ont disparu dans le Bassin du Congo en 2024.

Parallèlement, les peuples autochtones et les communautés locales, pourtant en première ligne de la protection des forêts, continuent de faire face à l’insécurité foncière, à une participation insuffisante aux décisions et à des obstacles majeurs pour accéder directement aux financements destinés à la conservation et à l’action climatique.

« Le Bassin du Congo ne peut pas continuer à être présenté comme une priorité mondiale pour le climat et la biodiversité pendant que les communautés qui protègent quotidiennement ses forêts restent à la périphérie des décisions et des financements. À Libreville, notre ambition est claire : faire émerger des propositions communes, portées par les acteurs de la région, pour que la protection des forêts se traduise enfin par des droits renforcés, une gouvernance plus juste et des bénéfices concrets pour les populations », déclare Toussaint Molenge, responsable du projet Forêts et Biodiversité à Greenpeace Afrique.

De Yaoundé à Kinshasa, puis Libreville : le temps de l’action

Cette troisième édition s’inscrit dans la continuité des conférences régionales organisées à Yaoundé en 2024 et à Kinshasa en 2025, qui ont contribué à rapprocher les organisations de la société civile autour de priorités communes pour la protection des forêts, la justice climatique et les droits des communautés.

La rencontre de Libreville entend franchir une nouvelle étape : évaluer les progrès réalisés, identifier les engagements encore insuffisamment appliqués et définir une feuille de route régionale de plaidoyer assortie de priorités concrètes.

Pendant deux jours, les discussions s’articuleront autour de quatre piliers :

  1. Gouvernance forestière et gestion durable des ressources naturelles, notamment la transparence, la responsabilité des acteurs et les pressions des industries extractives sur les paysages forestiers.
  2. Droits, savoirs et leadership des peuples des forêts, avec une attention particulière aux droits fonciers, au consentement libre, informé et préalable et à la participation effective des communautés.
  3. Conservation de la biodiversité et résilience des écosystèmes, en privilégiant des approches respectueuses des droits et portées par les communautés.
  4. Financements climatiques et de la biodiversité, afin de promouvoir des mécanismes plus accessibles, transparents et équitables pour les organisations locales et les peuples des forêts.

« Nous ne pouvons pas construire un avenir durable pour le Bassin du Congo sans celles et ceux qui vivent dans ses forêts, en connaissent les richesses et en subissent directement les menaces. Cette conférence doit permettre de rapprocher les politiques publiques des réalités du terrain, mais aussi de renforcer la capacité de la société civile à interpeller les décideurs et à défendre des solutions véritablement inclusives », souligne Martial Djinang, secrétaire exécutif de Brainforest.

Faire entendre une voix régionale à l’approche des grandes échéances internationales

La conférence intervient à un moment stratégique du calendrier environnemental international, à l’approche de la COP31 sur le climat, prévue en novembre 2026.

Les participants ambitionnent d’adopter à l’issue des travaux une Déclaration de Libreville et des priorités régionales de plaidoyer, destinées à nourrir les discussions avec les gouvernements, les institutions régionales et les partenaires financiers.

Au-delà de la conférence, l’enjeu sera de renforcer la coordination entre les organisations de la société civile des six pays et de promouvoir des engagements vérifiables pour la protection des écosystèmes et les droits des populations.

« La réussite de Libreville ne se mesurera pas uniquement à la qualité des discussions ou à la force de notre déclaration finale. Elle dépendra surtout de notre capacité collective à transformer les recommandations en engagements suivis d’effets, à mobiliser les décideurs et à faire en sorte que les financements annoncés atteignent réellement les communautés. Les forêts du Bassin du Congo et les générations futures ne peuvent plus attendre », ajoute Toussaint Molenge, Greenpeace Afrique.

La conférence se tiendra au King Choice Palace, à Libreville, les 28 et 29 octobre 2026, en présentiel avec une possibilité de participation à distance.

La Rédaction

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