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Climathon : la première édition lancée sous le signe de l’action à Libreville

20 décembre 2025
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Climathon : la première édition lancée sous le signe de l’action à Libreville
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La première édition du Climathon Gabon a été officiellement lancée ce vendredi 19 décembre 2025 à Libreville, à la bibliothèque de l’Université Omar Bongo (UOB). L’événement a réuni des représentants des institutions publiques, des organisations de la société civile, des chercheurs, des étudiants, des entrepreneurs et des acteurs engagés pour la protection de l’environnement, autour d’un enjeu central : la lutte contre la pollution plastique.

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Placée sous le thème « L’impact dévastateur de la pollution plastique sur les écosystèmes de mangroves et bassins versants : et si l’urgence était plus proche que nous le pensions ? », cette initiative se veut un espace de réflexion, d’innovation et d’action face à une menace environnementale de plus en plus préoccupante au Gabon.

Une urgence environnementale clairement posée

Dans son discours d’ouverture, Sthella Vanessa Itsopo Ngolet, Coordinatrice générale du Climathon Gabon 2025, a rappelé que malgré sa biodiversité exceptionnelle et son rôle écologique majeur au sein du bassin du Congo, le Gabon subit déjà de plein fouet les effets du changement climatique avec notamment la montée des eaux, l’érosion côtière, les inondations récurrentes et la dégradation progressive des habitats naturels.

À ces phénomènes, s’ajoute, selon elle, un facteur aggravant souvent sous-estimé : la pollution plastique. « Elle détruit progressivement nos mangroves, étouffe les bassins versants et menace directement les communautés qui en dépendent », a-t-elle souligné, appelant à dépasser l’indifférence pour penser et agir autrement.

Le Climathon, une initiative des ONGs

Organisé conjointement par les ONG Muyissi Environnement, Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE Gabon) et Volontariat pour l’Agroécologie, la Nature et l’Environnement (VANE), avec le soutien de l’Agroecology Fund, le Climathon Gabon s’inscrit dans un projet régional impliquant plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Gabon. L’objectif est clair : mobiliser l’intelligence collective pour faire émerger des solutions locales, innovantes et adaptées aux réalités du terrain.

Pendant deux jours, les participants sont ainsi appelés à analyser les enjeux climatiques, co-construire des réponses concrètes et prototyper des initiatives à fort impact environnemental, social et économique.

L’État réaffirme son engagement

Représentant le ministère de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat, René Mbazo Orumbongani, Ingénieur environnementaliste et Conseiller technique chargé des projets, a rappelé la forte vulnérabilité du Gabon face aux effets du changement climatique, notamment en raison de ses près de 950 kilomètres de côtes exposées à l’érosion et aux inondations.

Il a insisté sur le rôle stratégique des mangroves, qui protègent le littoral, stockent le carbone bleu et constituent des zones essentielles pour la biodiversité et la pêche. Leur dégradation, aggravée par la pollution plastique, représente selon lui une menace directe pour la sécurité alimentaire, la résilience climatique des territoires et la santé des populations.

Le Conseiller a réaffirmé l’engagement du ministère à accompagner les projets les plus prometteurs issus du Climathon, tout en rappelant l’existence d’un cadre réglementaire renforcé, notamment l’interdiction des plastiques à usage unique. Il a invité les participants à proposer des solutions conformes aux politiques publiques et capables de générer des bénéfices environnementaux et sociaux mesurables.

Données scientifiques et regards critiques

La cérémonie d’ouverture s’est poursuivie avec la présentation de la plateforme de Suivi des Mangroves du Gabon (SUMAG) par un représentant de l’AGEOS, mettant en évidence l’importance des données et de l’observation scientifique dans la gestion durable des écosystèmes.

Une intervention de Doris Maninga Miyogo sur les microplastiques a ensuite permis de présenter les résultats de ses travaux de recherche portant sur leur répartition géographique dans le Grand Libreville, illustrant l’ampleur d’une pollution souvent invisible mais omniprésente.

Un panel d’experts et de chercheurs a ensuite réuni Paul Yembi, chef de service de la restauration des écosystèmes aquatiques, Obiang Zogo, spécialiste en sciences de l’atmosphère et de l’environnement, Michael Moukouangui Moukala, Journaliste, spécialiste de l’environnement, et le Dr Désiré Magloire Mounganga, Enseignant-chercheur à l’UOB et Expert en dynamique des milieux géomorphologiques.

À la question de savoir « si l’urgence de la pollution plastique était plus proche que nous ne le pensions », les panélistes ont unanimement reconnu la gravité de la situation. Le Dr Désiré Magloire Mounganga a notamment souligné que Libreville produit près de 2 000 tonnes de déchets par jour, alors qu’à peine 200 tonnes seraient effectivement collectées.

Selon lui, le problème ne réside pas uniquement dans le comportement des populations, mais dans les défaillances structurelles du mécanisme de collecte des déchets, qui laisse une grande partie de ces derniers se déverser dans la nature, les bassins versants et les mangroves. L’Enseignant-chercheur a également pointé un déficit de compréhension de l’espace dans certaines politiques publiques, estimant que des investissements infrastructurels sont parfois engagés sans une connaissance approfondie des dynamiques territoriales. « On ne construit pas dans un territoire que l’on n’a pas compris », a-t-il insisté, appelant à une meilleure lecture géomorphologique et environnementale du territoire.

Une première journée tournée vers l’action

La cérémonie d’ouverture s’est enfin poursuivie avec une présentation sur l’impact de la pollution plastique au Gabon, assurée par Maître Fabrel Pendy, Représentant du COPI-Citoyen, qui a mis en lumière les implications environnementales, sociales et juridiques de cette problématique.

Cette première journée s’est achevée par un atelier de travail en groupes et de prototypage, marquant l’entrée du Climathon dans sa phase opérationnelle. La journée du vendredi 20 décembre sera entièrement consacrée à la restitution des solutions issues des ateliers, suivie de la remise des distinctions aux projets les plus innovants, clôturant ainsi cette première édition placée sous le signe de l’urgence climatique et de l’innovation collective.

Wilfried Nguema M.

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