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Maladies Tropicales Négligées : le financement, un frein à la lutte

30 janvier 2026
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Maladies Tropicales Négligées : le financement, un frein à la lutte
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Si le monde célèbre ce vendredi 30 janvier 2026, la Journée mondiale dédiée aux Maladies Tropicales Négligées (MTNs), la problématique de l’accès aux financements rend la lutte difficile.

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A l’échelle mondiale, près de 1,5 milliard de personnes sont dans le besoin d’intervention contre les maladies tropicales négligées (MTNs). Les régions les plus pauvres et les plus exposées sont les plus touchées par ce besoin. Le continent africain n’est pas en marge, avec plus de 40 % de la charge mondiale, soit des centaines de millions de personnes impactées notamment en zone subsaharienne.

Handicaps, stigmatisations, et pertes de la productivité économique sont les conséquences les plus directes. « Nos systèmes de santé sont sous pression », prévenait hier, jeudi 29 janvier 2026 à l’occasion du 4e Forum du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN).

Cette pression se fait ressentir par les difficultés d’accès aux financements constatées par les ONGs dans les pays, alors que ces maladies montrent des signaux rouges. Le cas des difficultés évoquées par le Dr Bassabi Alladji, Coordinatrice des MTNs Bénin lors du panel sur « l’état des MTN en Afrique-données, propres, défis et opportunités », avec la raréfaction des ressources qui entravent le déploiement de la coordination sur le terrain montre combien la question de l’accès au financement est essentielle pour gagner la lutte contre les MTNs.

« Avec la raréfaction des ressources, il n’est plus possible de mener à bien nos activités. Nous sommes obligés d’intégrer les activités pour les mener en une unité, à cause de cette raréfaction des finances », dresse-t-elle. La cause de cette séquelle, le départ brutal de l’Agence des États-Unis pour le développement international (US-AID) dont les activités ont été interrompues en 2025 par l’administration Trump, après 61 ans de service. Durant son déploiement en Afrique, l’US-AID a été un acteur majeur de lutte contre les MTNs, par le financement du dépistage, le traitement et la prévention de maladies comme la filariose lymphatique, le trachome et les géohelminthiases.

Conscient de cette réalité, Françoise Sybille Assevedo, directrice adjointe de cabinet du ministre de la Santé du Bénin appelle le continent à faire preuve de résilience en trouvant des sources de financement alternatives aux canaux traditionnels. « La dépendance aux financements extérieurs n’est ni suffisante ni soutenable. Nous devons donc renforcer les financements domestiques, diversifier les sources et bâtir des partenariats innovants », a-t-elle martelé à l’assistance.

Selon le Dr Jean Konan, Représentant-résident de l’OMS au Bénin, la feuille de route de l’OMS pour les MTN fixe des objectifs ambitieux, mais atteignables, à condition de préserver les acquis, de renforcer les investissements nationaux et d’atteindre les communautés encore non prises en compte. La capacité de résilience du continent à trouver des mécanismes de financement de cette cause sanitaire est attendue.

Michael Moukouangui Moukala

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