Partenaire de longue date de plusieurs médias gabonais, la Société des Boissons Rafraîchissantes du Gabon (Sobraga) a organisé en fin de semaine dernière sa rencontre annuelle avec la presse. Un rendez-vous devenu une tradition qui permet à l’entreprise de dresser le bilan de ses actions, de présenter ses projets et de renforcer le dialogue avec les médias qui suivent ses activités.
Pour La Lettre Verte, média spécialisé sur les questions environnementales et partenaire de la Sobraga depuis près de six ans, cette rencontre a surtout été l’occasion de mesurer sur le terrain, la manière dont l’entreprise intègre les enjeux environnementaux dans sa stratégie de responsabilité sociétale (RSE).
Une visite des installations sous le signe de la sécurité
Sur place sur le site de la Sobraga, la journée a débuté par une sensibilisation aux règles de sécurité applicables sur les sites industriels de l’entreprise. Casques, gilets et consignes strictes : les journalistes ont été briefés avant d’entamer la visite des différentes installations.
Puis, s’en est suivie la visite des installations. Ce parcours a permis de découvrir plusieurs maillons de la chaîne industrielle de la Sobraga, notamment l’unité de fabrication des emballages plastiques, le centre de tri et de valorisation des déchets ainsi que l’usine de traitement des eaux usées.
Une production locale des emballages plastiques
Parmi les installations visitées figure l’unité de fabrication des préformes en plastique, utilisées pour produire les bouteilles et certains casiers destinés à l’embouteillage des boissons.
Selon le responsable de ce service, cette unité marque une évolution importante dans la stratégie industrielle de la Sobraga. « Avant, les préformes étaient importées. Aujourd’hui, nous avons la capacité de les produire localement, dans le respect strict des normes d’hygiène et de qualité », a-t-on expliqué aux journalistes lors de la visite.
Une fois fabriquées, ces préformes sont acheminées vers les différentes lignes de production et distribuées dans les sites de l’entreprise à travers le pays.
Un centre de tri pour valoriser les déchets industriels
Autre étape marquante de la visite : le centre de tri et de valorisation des déchets de l’entreprise. Selon Ekomi Obame, responsable HSE du site, ce centre traite exclusivement les déchets issus des activités de la Sobraga ainsi que certains retours provenant de partenaires.
« La première étape consiste à effectuer un tri entre plusieurs catégories de déchets : le plastique, le bois, l’aluminium, la ferraille, le verre ou encore les résidus de produits chimiques contenus dans certains emballages », explique-t-il.
Les déchets valorisables sont ensuite compactés à l’aide de presses avant d’être pesés puis cédés à des partenaires chargés de les acheminer vers des centres spécialisés pour leur traitement ou leur recyclage.
Cette activité mobilise plusieurs dizaines de travailleurs sur le site et fait intervenir plus d’une dizaine de petites structures locales. « La plupart sont des entreprises gabonaises. Cela permet aussi de soutenir des initiatives locales dans la gestion des déchets et d’encourager l’entrepreneuriat », précise le responsable HSE.
Les partenaires sont régulièrement contrôlés afin de garantir le respect des normes environnementales. « En tant que producteur de déchets, nous avons la responsabilité de nous assurer que leur traitement ne génère pas de risques pour l’environnement. Nous effectuons donc des visites inopinées et nous accompagnons nos partenaires pour améliorer leurs standards », ajoute Ekomi Obame.
Le traitement des eaux usées au cœur du dispositif environnemental
La visite s’est poursuivie à l’usine de traitement des eaux usées, où les journalistes ont pu découvrir le fonctionnement du système d’épuration. Selon Bivouly Alain Thierry, responsable de l’installation, le traitement repose sur un procédé biologique basé sur l’action de micro-organismes.
« Les eaux usées passent par plusieurs étapes de prétraitement avant d’arriver dans les bassins où interviennent les boues actives. Ces micro-organismes se nourrissent de la matière organique et permettent de la dégrader », explique-t-il.
Le processus nécessite un temps de contact suffisant entre les boues et l’eau afin d’assurer une dégradation efficace des polluants. Une fois cette étape terminée, l’eau poursuit son parcours vers d’autres bassins de traitement.
Pour s’assurer de la qualité des eaux traitées avant leur rejet, l’entreprise utilise également un système de bio-indicateurs. « Nous avons des poissons dans un bassin de contrôle. Leur comportement et leur état de santé nous permettent de détecter rapidement toute anomalie dans la qualité de l’eau », précise Bivouly Alain Thierry.
Les boues issues du traitement sont ensuite déshydratées grâce à une presse qui permet de séparer l’eau des résidus solides, lesquels sont ensuite orientés vers les filières appropriées.
Une stratégie RSE structurée
Au-delà de la visite des installations, la rencontre a également permis à la Sobraga de présenter les grandes lignes de sa feuille de route en matière de responsabilité sociétale.
L’entreprise entend notamment renforcer sa communication interne et externe autour de ses actions, tout en consolidant ses standards de qualité à travers le maintien de plusieurs certifications internationales, dont ISO 9001, ISO 14001, ISO 45001, ISO 50001 et FSSC 22000 pour la sécurité des denrées alimentaires.
Ces engagements s’accompagnent de plusieurs initiatives déjà mises en œuvre, parmi lesquelles la mise en place des « bouchons solidaires », l’organisation des journées RSE consacrées à la collecte de déchets, ou encore la création de clubs verts destinés à encourager l’engagement environnemental.
Une ambition régionale
À travers ces initiatives, la Sobraga affiche une ambition claire : devenir l’entreprise préférée des Gabonais tout en s’imposant comme un acteur régional de référence en matière de qualité, d’innovation et d’engagement citoyen.
Pour l’entreprise, cette vision s’appuie sur un principe central : la responsabilité envers le pays et l’environnement. « La croissance ne peut être durable que si elle est partagée et respectueuse de l’environnement », rappelle la Sobraga
Un message qui résonne particulièrement dans un contexte où les enjeux environnementaux occupent une place croissante dans les stratégies industrielles et dans les attentes de la société.
Wilfried Mba N.






