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Suivi environnemental : les OSCs gabonaises appelées à se remettre en question

Crédit photo : ONG Brainforest

31 mars 2026
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Suivi environnemental : les OSCs gabonaises appelées à se remettre en question
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Si les organisations de la société civile (OSC) jouent un rôle essentiel dans le suivi de l’application de la loi et la défense des intérêts des communautés dans le secteur forestier, leurs performances semblent marquer le pas au Gabon. C’est ce que révèle la 4e édition de l’« Index 2023 du suivi environnemental par les OSC dans le Bassin du Congo », publiée par le Field Legality Advisory Group (FLAG) en collaboration avec le World Resources Institute (WRI), l’ONG Brainforest et l’Observatoire de la Gouvernance Forestière (OGF), avec l’appui financier de l’Agence Norvégienne de Coopération au Développement (NORAD).

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Au Gabon, plusieurs indicateurs traduisent un recul des actions de suivi environnemental des OSCs en 2023 par rapport à 2022. Au cours de cette année, selon la dernière publication de l’« Index 2023 du suivi environnemental par les OSCs dans le bassin du Congo », le pilier « opérationnel » est passé de 5,09 à 4,92 points. Dans le même temps, la légitimité des OSCs a accusé au cours de la même période, une chute significative, passant de 7,90 à 5,79 points. Plus préoccupant encore, les publications d’analyse ont enregistré une baisse notable de 4,13 à 1,88 point. Seul le pilier relatif à l’environnement de travail qui a affiché une légère progression, atteignant 4,80 points contre 4,20 un an plus tôt.

Sur la base de ces indicateurs choisie pour leur caractère plus ou moins critique, il convient de constater que le tableau qui se dessine est contrasté. Sur les 13 critères évalués, 10 se situent dans une zone dite « médiane », traduisant des performances encore fragiles. Une situation qui met en évidence les limites actuelles des OSCs gabonaises et la nécessité d’un renforcement de leurs capacités d’action.

Pour le docteur Daniel Armel Owono Mbarga, Assistant technique principal à FLAG, cette contre-performance s’explique en partie par le contexte particulier de l’année 2023. « Le suivi environnemental a été fortement impacté par les événements survenus au cours de cette période, notamment en ce qui concerne le nombre d’actions menées et les analyses produites », explique-t-il.

Parmi ces événements figurent notamment la tenue du One Forest Summit, les élections présidentielles, le coup de libération du 30 août, ainsi que les perturbations enregistrées entre juillet et septembre. Autant de facteurs qui ont affecté le fonctionnement normal des OSCs et impacté leurs résultats sur le terrain. Mais au-delà du contexte, certaines faiblesses internes permettent peut-être de mieux comprendre la situation.

Autre limite relevée : l’absence d’un cadre juridique clair pour encadrer l’observation indépendante (OI), pourtant au cœur du suivi environnemental. Pour un juriste spécialisé en droit forestier, ayant requis l’anonymat, cette lacune constitue d’ailleurs un frein majeur. « Les rapports produits par les ONG démontrent l’importance de l’observation indépendante. Mais sans encadrement juridique, son impact reste limité », souligne-t-il. À cela, s’ajoutent d’autres contraintes, dont l’inégale couverture des activités liées à l’exploitation forestière ou encore des insuffisances dans la production d’analyses. Autant d’éléments qui réduisent l’efficacité globale des OSCs au Gabon.

Dans ce contexte, les résultats de l’index apparaissent comme un signal d’alerte. S’ils se situent dans une moyenne jugée acceptable par les experts, ils mettent surtout en évidence la nécessité, pour les OSCs gabonaises, de se réinventer en renforçant notamment leur indépendance, en améliorant la qualité de leurs productions et en consolidant leur présence sur le terrain.

Les facteurs temporels, l’inégale couverture des segments de l’exploitation forestière et l’absence d’un cadre réglementaire clair et rigoureux impactent en effet sur les productions des OSCs au Gabon. Si des efforts doivent être fournis pour améliorer ces segments, ses voisins de la sous-région, c’est-à-dire, le Cameroun, la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo ne sont pas pour autant à l’abri des critiques. De même, l’arrêt de la publication de l’Index qui durant environ quatre ans a dressé une autopsie sans complaisance de l’action des OSCs constitue une faiblesse en sa qualité de baromètre pour la suite du suivi.

Il convient de noter que trois segments ont été au cœur de la dynamique de cet index : le volet Opérationnel des OSCs, l’Environnement de travail et l’Impact du suivi sur la gouvernance. A la lecture des conclusions du rapport, l’analyse de ces segments est fragilisée par de nombreux facteurs. Entre autres : les « difficultés d’accès aux informations publiques pour la réalisation des actions de suivi », la « faible activité de publication d’analyses en 2023 », la « faible maîtrise des outils technologiques de suivi du couvert forestier par les OSCs » et « les limites dans la collaboration de certaines OSCs avec l’administration en 2023 ». Il va s’en dire que ces facteurs fragilisent l’action des OSCs sur le terrain et impactent, in fine, leurs résultats.

Comme dans les autres pays, dix OSCs sont passées au scanner de l’Index. Il s’agit de : Minorités Autochtones et Pygmées du Gabon, Nsombou Abalghe-Dzal Association (NADA), Brainforest, ONG Femme, Environnement, Santé et Education (FENSED), Conservation Justice, Keva Initiative, ONG Gabon Ecologie, Muyissi Environnement, ONG Formations Nouvelles (OFN).

Line Alomo et Michael Moukouangui Moukala (Gabon)

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