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Population d’éléphants : l’envers des techniques de comptage au Gabon

15 avril 2026
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Population d’éléphants : l’envers des techniques de comptage au Gabon
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Estimée à environ 50 000 individus il y a une décennie, la population d’éléphants de forêt au Gabon serait aujourd’hui passée à 95 000. Un chiffre loin de faire consensus dans les milieux de la conservation, tant les méthodes de collecte et d’estimation restent sujettes à caution. Pourtant, cette progression apparente alimente le discours institutionnel des autorités gabonaises sur l’urgence de renforcer les politiques de protection de l’espèce.

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C’est l’article scientifique de Stéphane Ondo Ze intitulé : « Au-delà du comptage : loxodontophisme et enjeux géopolitiques de la conservation des éléphants de forêt du Gabon », qui remet les pendules à l’heure sur une question dont les enjeux sont visiblement liés à la « construction du discours sur l’urgence d’une politique contre le braconnage » au Gabon en vue de capitaliser les retombées des politiques de conservation dans le pays.

La base de départ de ce discours dans le pays : l’augmentation de la population d’éléphants de forêt passée en quelques années d’environ 95.000  individus à contre 50.000 individus il y a des années en arrière. Or, depuis les années 90, les experts mettent en évidence « la difficulté d’obtenir des estimations réalistes des effectifs d’éléphants en Afrique centrale, en raison notamment des conditions de terrain difficiles et du manque de financement. »  De plus, selon l’African Elephant Database, les données estimant les populations d’éléphants au Gabon reposent sur des chiffres obsolètes, parfois issus d’inventaires réalisés il y a plus de 20 ans.

« En 2016, le rapport du Groupe de spécialistes de l’éléphant d’Afrique de l’UICN, dirigé par Thouless et al., a conclu que près de 90 % des données estimant l’abondance des éléphants au Gabon étaient peu fiables. Ces données étaient jugées obsolètes, car trop anciennes, et méthodologiquement non conformes lorsque les études sur la décomposition des excréments n’étaient pas adaptées aux conditions spécifiques du site et du moment. Enfin, certaines estimations reposent uniquement sur des extrapolations modélisées, sans enquête de terrain systématique, ce qui compromettrait leur précision », fait savoir Stéphane Ondo Ze dans son article.

Ces dernières années, alors que de « techniques innovantes » pour l’estimation des populations d’éléphants de forêt ont été intégrées, à l’exemple de l’intégration de la dégradation du crottin sous l’effet des précipitations et la prise en compte de l’analyse génétique de l’ADN extrait de ce crottin, notamment au Gabon pour améliorer la fiabilité des données, « cette approche,  soutient Stéphane Ondo Ze, améliore la précision des estimations démographiques tout en offrant une méthode non invasive adaptée au contexte écologique des forêts tropicales et aux contraintes logistiques en Afrique centrale et au Gabon en particulier ».

Ces nouvelles approches de collecte de données permettent au Gabon de camper sur son estimation de 95.000 individus d’éléphants de forêt, un chiffre dont les fondements restent pourtant issus de techniques aujourd’hui jugée « désuètes ».  « Au contraire, ces estimations sont intégrées dans un discours valorisant les efforts de l’État et de ses partenaires dans la mise en œuvre des politiques de conservation », soutient le scientifique qui voit en cette considération,  une instrumentalisation des chiffres dans le seul but de susciter des « émotions fortes » en raison des enjeux variés.

Pour lui, sans équivoque, « ces mécanismes discursifs et stratégiques façonnent une dynamique loxodontophiste, visant à construire des discours et des récits variables selon les intérêts des acteurs impliqués dans la conservation des éléphants » au Gabon. Il en veut pour preuve, l’exagération des chiffres sur le braconnage d’éléphants dans le parc national de Minkébé, formulé en 2013 par le Professeur Lee White, alors Secrétaire général de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et figure majeure de la recherche sur la biodiversité gabonaise. Ce dernier affirmait à l’époque que le Gabon avait perdu en dix ans, près de 19 000 éléphants en 10 ans, soit 50 éléphants par jour à Minkébé.

Curieusement, ce ratio dénué de tout cadre temporel légitime, était l’objet d’une extrapolation de 18 250 éléphants tués par an uniquement dans le parc de Minkébé. Problème, fait constater le scientifique, « les données du programme MIKE montrent des taux PIKE annuels qui, bien qu’indiquant une pression constante du braconnage, restent nettement inférieurs à cette estimation. Seule l’année 2016 présente 47 carcasses d’animaux braconnés recensées ».

Dans ce cas précis, comment apprécier la fiabilité des données de comptage de la tendance démographique des éléphants au Gabon ? En 2021, c’est l’enquête systémique conduite par la Wildlife Conservation Society, l’Agence des parcs nationaux gabonais et Vulcan Inc (une fondation philanthropique), basée sur l’ADN de la bouse d’éléphants frais qui a statué sur ce chiffre. Selon une source ayant participé à l’enquête, 18 parcelles d’environ 2 000 km2 chacune et espacées dans tout le pays ont été étudiées.

« Nous avons cherché de la bouse d’éléphants frais dans chacun des sites, marchant pendant environ trois semaines par site – un total de près de 8.300 km, une distance qui est l’équivalent du Canada au Gabon!

 Nous avons collecté des échantillons de plus de 4.000 dongs frais, qui après analyse de l’ADN, ont été déposés par près de 1.760 individus (dont près de 70% provenaient de femelles) ».

Ce qui a conduit aux résultats estimés de 95,110 éléphants de forêt au Gabon. Laquelle figure dans l’intervalle de confiance compris entre 59 000 et 131 000 individus. Un chiffre supérieur aux estimations précédentes notamment celles de 52 000 individus publiée par Maisels et al. en 2013 et de 70 000 individus publiée par l’UICN en 2016.

Michael Moukouangui Moukala

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