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BIODEV 2030 : bilan du projet par le WWF et clap de fin au Gabon

20 mai 2026
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BIODEV 2030 : bilan du projet par le WWF et clap de fin au Gabon
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 Le Fonds mondial pour la nature (WWF) section Gabon a réuni hier, mardi 19 mai 2026 à l’hôtel Nomad, les acteurs multilatéraux concernés par le projet BIODEV 2030. Initiative du One Planet Summit de mars 2019 au Kenya et financé par l’Agence Française de Développement (AFD), le projet BIODEV 2030 visait l’intégration de la biodiversité dans les stratégies de développement et politiques sectorielles afin de contribuer à la mise en œuvre de l’accord de Kunming-Montréal pour favoriser l’adoption de pratiques productives conciliant la biodiversité et le développement. Il prend fin le mercredi 20 mai 2026.

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La superposition des permis miniers, agricoles et forestiers est une question qui interpelle la gouvernance territoriale au Gabon. Et pour cause, en 2024, selon les données de l’Agence gabonaise d’études et d’Observations spatiales (AGEOS), l’exploitation minière a entraîné la perte de 1080,75 hectares de forêts, emportant, selon le WWF, la biodiversité associée. De son côté, l’agriculture (industrielle) participe à la destruction, l’artificialisation des milieux naturels, la pollution des eaux et l’accaparement des terres. Il est identifié comme le deuxième moteur de l’érosion de la biodiversité au Gabon. Ces facteurs compromettent la cohabitation entre le développement économique et la préservation de la biodiversité.

« La biodiversité est au cœur de nos économies, de notre sécurité alimentaire, de notre santé et de notre résilience climatique. Et pourtant, les écosystèmes subissent partout les pressions croissantes liées à des modes de production et consommation non durables, aux changements climatiques et à la surexploitation des ressources naturelles. C’est pour contrer cette dynamique que s’est inscrit le projet BIODEV 2030, initiative régionale et du One Forest Summit de mars 2019, financé par l’AFD et mise en œuvre par Expertise France, l’IUCN et WWF », a fait savoir Yelena Doo Kingue parlant au nom du directeur général de l’AFD empêché.

Eugène Ndong Ndoutoume du WWF-Gabon faisant le bilan des deux phases du projet BIODEV 2030

Le projet BIODEV 2030, déployé au Gabon par le WWF se positionne ainsi comme un rempart face au constat établi plus haut. Dans sa première phase (2020-2022) le projet a permis, à travers une analyse scientifique des moteurs d’érosion de la biodiversité et des dialogues multi-acteurs, d’identifier et prioriser les secteurs agricultures et mines comme principaux moteurs d’érosion de la biodiversité ce, si les pratiques dans ces secteurs ne s’inscrivent pas dans une perspective de durabilité.  Dans sa seconde phase (2023-2026), le projet ambitionnait de contribuer à l’intégration de la biodiversité dans les stratégies de développement et politiques sectorielles, afin de contribuer à la mise en œuvre du Cadre Mondial pour la Biodiversité de Kunming-Montréal (KMGBF), en proposant, par le dialogues avec les parties prenantes, des instruments de politiques publiques sectorielles (IPPS) favorables à la prise en compte de la biodiversité et un projet pilote territorial pour réduire les pressions sur la biodiversité.

Transformation sectorielle et intégration

Ces deux phases du projet ont été nécessaires pour envisager la transformation et l’intégration des secteurs mines et agriculture dans les processus de gestion durable des ressources naturelles. L’identification de ces deux segments est le fruit du dialogue stratégique sur la biodiversité, l’agriculture et les mines mené notamment à Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo autour de diverses parties prenantes. Ce dialogue est lui-même, le fruit des ateliers de concertation organisés en juin, novembre et mars 2025 par le WWF, lesquels ont permis de définir les priorités. Enfin, en mars 2026, un dialogue initié par le WWF a débouché sur la proposition des réformes dans les secteurs agriculture et mines.

Photo des représentants du Ministère des Eaux et Forets, de l’AFD et du WWF. De gauche à droite, Yelena Doo Kingue, Serge Mbanbani et Charlie Mabala.

Fort de ce constat, deux notes d’orientations ont été proposées. Ces notes visent selon le WWF, à intégrer la biodiversité au cœur des politiques sectorielles au Gabon, à travers des réformes des instruments existants. La note relative au secteur agricole propose de transformer le modèle de production en promouvant une agriculture durable et agroécologique fondée sur la révision du cadre légal afin de concilier sécurité alimentaire et préservation des écosystèmes. La note dédiée au secteur minier quant à elle, cherche à encadrer un domaine déjà fortement impactant en fonction de l’application des règles, la gestion des impacts et la réhabilitation des sites. « Ces avancées contribuent directement à la stratégie du plan national pour la biodiversité au Gabon et à la mise en œuvre de plusieurs cibles du cadre mondial pour la biodiversité de Kunming Montréal. Ensemble, elles répondent à des enjeux critiques de déforestation et de pollution et de conflit d’usage des terres. Leur importance réside dans la capacité à aligner développement économique et conservation, tout en contribuant aux engagements nationaux et internationaux pour la préservation de la biodiversité », a fait savoir Charlie Mabala du WWF parlant au nom de Nathalie Nyare Essima, Coordinatrice national du WWF empêchée et soulignant que ces avancées constituent ainsi des leviers stratégiques pour un développement durable, inclusif du Gabon.

Leçons du projet BIODEV 2030

A l’horizon 2030, le Gabon, à travers son Plan national de croissance et de développement (PNCD), envisage le développement tous azimuts de plusieurs de ses segments de son économie, dont ceux de la filière avicole, la transformation locale des minerais et la production des matériaux de construction. Ces ambitions de développement qui ne seront pas sans conséquence pour la biodiversité, ne pourront être développées sans la considération du rôle stratégique et inclusif du dialogue avec les parties prenantes et de la prise en compte des instruments de politiques publiques sectorielles (IPPS) favorables à la prise en compte de la biodiversité.

Photo de famille des participants lors de l’atelier dialogue stratégique sur la biodiversité, l’agriculture et les mines et échanges et partage des livrables du projet BIODEV 2030

En effet, a soutenu le représentant de la Coordinatrice national du WWF, « le projet BIODEV nous rappelle plusieurs leçons essentielles. Le dialogue multi-acteur constitue une pierre angulaire de toute démarche. L’implication active des communautés locales est une condition importante de réussite. Les solutions doivent être adaptées aux réalités territoriales. Enfin, la gouvernance mérite d’être consolidée et mieux coordonnée ». De son côté, Eugène Ndong Ndoutoume, Responsable des projets au WWF et Assistant technique BIODEV2030 Gabon, estime que « le projet a démontré qu’il ne faut plus se concentrer uniquement sur l’aspect biodiversité mais sur la cohabitation des secteurs économiques dans un même espace ».

Point focal de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), Serge Mbanbani a conclu en insistant sur la nécessité de capitaliser sur les propositions faites lors des deux phases du projet. « Les réflexions qui ont été menées dans le cadre de ce projet doivent être prises en compte dans la suite des actions que nous aurons à mener pour la protection et le maintien de la biodiversité », a-t-il conclu, sonnant la fin de BIODEV 2030 au Gabon.

Michael Moukouangui Moukala

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