A Ovan, dans le département de la Mvoung, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, une récente opération de l’administration des Eaux et Forêts et la Police Judiciaire, appuyées par l’ONG Conservation Justice, a conduit à l’interpellation de quatre (4) présumés trafiquants d’ivoire avec en leur possession, six (6) pointes d’ivoires sectionnées en douze morceaux.
Les trafiquants d’ivoire continuent de sévir au Gabon. Après Libreville où en juillet et août dernier, plusieurs trafiquants de faune ont été arrêtés, la ville d’Ovan, petite localité située à environ 100 kilomètres de Makokou, la capitale province de l’Ogooué-Ivindo vient d’être le théâtre de l’arrestation de trois trafiquants en flagrant délit de tentative de commercialisation des six (6) pointes d’ivoire d’éléphant. Lesquelles étaient sectionnées en douze (12) morceaux.
Déférés devant le parquet compétent à Libreville à l’issue de leur confrontation le 11 septembre 2026 au parquet de la République spécialisé, les trois mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt.
Face à cette condamnation, il est important de rappeler que la détention, la vente ou la tentative de vente d’ivoire sont des actes punis par la loi au Gabon. Les articles 390 et 398 du Code pénal prévoient notamment des sanctions allant de peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à dix (10) ans à d’amendes équivalentes au quintuple de la valeur du produit saisi.
Au Gabon, la récurrence des crimes fauniques, en dépit des efforts consentis par l’administration des Eaux et Forêts, les forces de l’ordre, la justice gabonaise et des ONG environnementales partenaires, rappelle la nécessité de renforcer les moyens de lutte sur le terrain.
La criminalité environnementale, qui se développe depuis le braconnage local jusqu’au trafic transnational organisé, peut avoir des répercussions graves sur les équilibres des écosystèmes mais aussi sur la sécurité au sens large.
La rédaction






