• About
  • Advertise
  • Privacy & Policy
  • Contact
mardi, septembre 15, 2026
La Lettre Verte
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
No Result
View All Result
La Lettre Verte
No Result
View All Result

Lee White : « le changement climatique déclenchera des guerres pour l’eau en Afrique »  

15 septembre 2026
0
Professeur Lee White : « la lutte contre le trafic d’ivoire visait à empêcher Boko-Haram à entrer au Gabon qu’à protéger les éléphants »
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

L’ancien ministre des Eaux et Forêts, biologiste britannique, expert international en protection forestières et diplomate du climat, met en garde contre les conséquences sécuritaires du dérèglement climatique. Au cœur de son analyse, le bassin du Congo, dont la préservation dépasse désormais, selon lui, le seul enjeu environnemental.

LIREAUSSI

ENQUÊTE : au Gabon, l’or noir empoisonne les aires protégées

Forum Social Mondial : plusieurs ONGs gabonaises embarquent dans la Caravane Afrique Centrale 

Kunming-Montréal : le Gabon adapte sa stratégie aux nouveaux objectifs mondiaux

Le changement climatique ne menace pas seulement les écosystèmes. Il pourrait aussi exacerber les tensions autour de ressources essentielles à la vie, au premier rang desquelles l’eau. Dans une réflexion consacrée à l’avenir du bassin du Congo, le Pr Lee White estime que cette dimension sécuritaire reste largement sous-estimée. « L’une des causes de la guerre que nous sous-estimons encore sérieusement au XXIe siècle est le changement climatique », écrit-il.

Selon lui, les conflits de demain ne se résumeront pas nécessairement aux affrontements classiques pour le territoire ou le pouvoir. La raréfaction de l’eau, l’insécurité alimentaire, les déplacements des populations et la concurrence pour les terres pourraient progressivement devenir des facteurs de déstabilisation.

Le bassin du Congo, un enjeu mondial

Dans cette perspective, la préservation du bassin du Congo occupe une place centrale. Sa dégradation ne constituerait pas seulement une perte écologique pour les pays d’Afrique centrale. Elle pourrait également fragiliser un système forestier et hydrique dont les effets dépassent largement les frontières nationales.

Lee White résume le risque en évoquant la possible collision de deux crises : « la perte de l’une des plus grandes forêts et centres de biodiversité du monde » et la déstabilisation d’un système hydrique dont dépend une partie de l’avenir du continent. Le scientifique refuse toutefois une approche de la conservation qui consisterait à demander aux États africains de renoncer à l’exploitation de leurs ressources sans leur proposer d’alternative économique viable.

S’appuyant notamment sur son expérience au Gabon, il évoque les difficultés liées à l’exploitation forestière illégale, à la corruption et à la faiblesse de l’application de la loi. Mais il défend également l’idée que protection de l’environnement et développement économique ne sont pas nécessairement incompatibles. L’enjeu serait selon lui, notamment de réduire la dépendance à l’exportation de matières premières brutes et de favoriser davantage de transformation et de création de valeur localement. Une manière, explique-t-il, de concilier activité économique, emploi et maintien du couvert forestier.

Cette réflexion s’étend au financement de la lutte contre le changement climatique. Pour Lee White, le déséquilibre entre la valeur accordée aux émissions de carbone dans les pays développés et celle reconnue à la conservation des forêts du bassin du Congo contribue à fragiliser le modèle économique de la préservation.

La conservation comme enjeu de sécurité

Derrière cette analyse se dessine donc une conviction : la protection du bassin du Congo ne devrait plus être considérée uniquement comme une question de biodiversité ou de lutte contre la déforestation. Elle relève aussi, à terme, de la stabilité politique et sociale du continent.

L’alerte de Lee White invite ainsi à regarder la forêt du bassin du Congo sous un autre angle. Préserver cet espace ne consiste pas seulement à protéger des arbres ou des espèces. Il s’agit aussi de préserver des ressources et des équilibres dont dépend une partie de la sécurité future du continent. Car les conflits climatiques ne surgissent pas nécessairement du jour au lendemain. Ils peuvent commencer par une ressource qui se raréfie, une population qui se déplace ou un territoire devenu plus difficile à partager.

Wilfried Mba N

Advertisement Banner
Previous Post

Assainissement du secteur forestier : des éléments de la Taskforce de la présidence de la République honorés par Ntossui Allogo

Related Posts

ENQUÊTE : au Gabon, l’or noir empoisonne les aires protégées
Biodiversité

ENQUÊTE : au Gabon, l’or noir empoisonne les aires protégées

by Michael Moukouangui
16 août 2026
Forum Social Mondial : plusieurs ONGs gabonaises embarquent dans la Caravane Afrique Centrale 
Biodiversité

Forum Social Mondial : plusieurs ONGs gabonaises embarquent dans la Caravane Afrique Centrale 

by Michael Moukouangui
28 juillet 2026
Kunming-Montréal : le Gabon adapte sa stratégie aux nouveaux objectifs mondiaux
Biodiversité

Kunming-Montréal : le Gabon adapte sa stratégie aux nouveaux objectifs mondiaux

by Michael Moukouangui
21 juillet 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DERNIERS ARTICLES

Professeur Lee White : « la lutte contre le trafic d’ivoire visait à empêcher Boko-Haram à entrer au Gabon qu’à protéger les éléphants »
Biodiversité

Lee White : « le changement climatique déclenchera des guerres pour l’eau en Afrique »  

15 septembre 2026
Assainissement du secteur forestier : des éléments de la Taskforce de la présidence de la République honorés par Ntossui Allogo
Local

Assainissement du secteur forestier : des éléments de la Taskforce de la présidence de la République honorés par Ntossui Allogo

14 septembre 2026
3,5 millions d’habitants : quelle convergence écologique ? Le Gabon face aux défis de l’aménagement du territoire
Local

3,5 millions d’habitants : quelle convergence écologique ? Le Gabon face aux défis de l’aménagement du territoire

14 septembre 2026

© 2022 La lettre verte By Go Digital

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme

© 2022 La lettre verte By Go Digital