L’association « Femmes Agri’tech Innovations » a récemment lancé le concours national « le Manganèse des métiers verts ». Un concept visant à promouvoir la souveraineté alimentaire du Gabon à travers l’excellence.
Selon les propos du promoteur, Guillaume Mbadinga : « ce concept a pour objectif de relever et récompenser « les perles rares » de l’agriculture au Gabon et identifier à travers le territoire national, les femmes engagées dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage dans le but de susciter des vocations et inspirer les générations futures ».
Pour l’édition 2026 du concours, cinq catégories ont été retenues par les organisateurs pour célébrer l’excellence agricole, à savoir : le prix du meilleur vivrier ; le prix de la meilleure maraîchère ; le prix du meilleur éleveur de poulets ; le prix du meilleur jeune éleveur de poulets ; le prix de la meilleure innovation agricole.
Une mission technique a déjà été menée dans certaines provinces du pays en vue d’évaluer sur le terrain, le travail accompli par les exploitants.
L’association « Femmes Agri’tech Innovations », à travers ce concours, entend faire du mérite agricole un levier de reconnaissance publique afin donner davantage de la visibilité aux femmes rurales qui contribuent au quotidien à l’essor du secteur agricole au Gabon.
Pilier de l’économie locale et de la sécurité alimentaire en Afrique, les femmes rurales représentent environ 40 % de la main-d’œuvre agricole dans le continent. En dépit de cette proportion qui varie d’une région à une autre, les femmes, selon la FAO, doivent faire face à des difficultés plus nombreuses que les hommes lorsqu’il s’agit d’accéder aux ressources productives essentielles, telles que la terre, et aux services, tels que le crédit, les services de vulgarisation et la protection sociale.
« Elles sont victimes de discriminations salariales dans les marchés du travail ruraux et travaillent souvent dans des exploitations familiales sans être rémunérées. Tout cela restreint leur capacité à contribuer à la production agricole et à exploiter les nouveaux débouchés », faisait savoir la FA dans une note conceptuelle sur l’Initiative en faveur de l’autonomisation économique des femmes rurales.
Ce concours baptisé Me manganèse des métiers verts, peut être un véritable tremplin pour inverser ce regard. A condition toutefois qu’il se généralise à l’ensemble des provinces du pays.
Thierry Mocktar






