S’il a prêté serment hier, jeudi 15 octobre 2026 lors d’une cérémonie officielle à la présidence de la République, Stephen Mouba qui, à la suite de cet acte, prend officiellement ses fonctions en qualité de Ministre, veut organiser sa gouvernance autour de trois leviers stratégiques : l’écoute, l’innovation et l’inclusivité.
Faire de l’action environnementale une réalité tangible, au plus près des populations, voici l’objectif que se fixe Stephen Mouba, le nouveau ministre de l’Environnement et du Climat. Ce souhait reposera sur trois leviers stratégiques, à savoir l’écoute, l’innovation, et l’inclusivité.
« Je crois en la force du collectif, en l’expertise de nos équipes, en l’engagement de nos organisations environnementales, en la capacité d’innovation de notre secteur privé et au potentiel de notre jeunesse », a-t-il fait savoir dans un post publié sur son compte LinkedIn à la suite de sa nomination.
Si depuis sa création sous la Transition, le ministère de l’Environnement et du Climat ne connaît pas de remous sociaux, sa gestion nécessite tout de même une dose de flexibilité intellectuelle, technique et sociale en raison de son caractère transversal. Et pour cause, les questions environnementales et climatiques ne sont pas du sucre à boire, même lorsque l’on est aguerri, comme c’est le cas ici avec le nouveau Ministre. Ce qui suppose une constante flexibilité pour mieux affiner l’action et la gouvernance.
L’épisode relatif à l’interdiction des sacs et sachets plastiques à usage unique, effectif depuis 2024 en vertu de la loi n°009-2024 du 5 août 2024 et de l’ordonnance de février 2024, illustre la complexité de ce secteur, surtout dans un pays où les changements sont systématiquement perçus comme une « sacrification » du bien-être des populations et celui de leur pouvoir d’achat. Si en septembre 2025, l’ancien ministre de l’Environnement et du Climat, Mays Mouissi, avait acté la fin du sac plastique, force est de constater que cet objet est omniprésent dans le quotidien des ménages.
« Mon engagement sera de faire de l’action environnementale une réalité tangible, au plus près des populations, en privilégiant l’écoute, l’innovation, et l’inclusivité ». Si Stephen Mouba de prime abord, a conscience de cette nécessité de s’adapter au terrain, il ne doit pas pour autant perdre de vue l’urgence de faire évoluer les comportements en matière de résilience environnementale.
Séraphin Lame






