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Entre tradition, science et régulation, l’Iboga au cœur d’une réflexion internationale à Libreville

8 janvier 2026
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Entre tradition, science et régulation, l’Iboga au cœur d’une réflexion internationale à Libreville
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Plante sacrée du patrimoine gabonais et objet d’un intérêt scientifique croissant à l’échelle mondiale, l’Iboga sera au centre d’une conférence internationale organisée à Libreville les 12 et 13 janvier 2026. L’événement se tiendra à l’Hôtel La Sablière, dans la capitale gabonaise, et réunira une pluralité d’acteurs autour des enjeux culturels, scientifiques, sanitaires et économiques.

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Longtemps cantonné à sa dimension spirituelle et initiatique, notamment à travers le rite initiatique Bwiti, l’Iboga fait aujourd’hui l’objet d’une attention particulière de la part de la communauté scientifique internationale. Depuis quelques années, des travaux de recherche explorent en particulier les usages thérapeutiques potentiels de l’Ibogaïne, notamment dans le traitement des addictions, suscitant à la fois espoirs médicaux et débats éthiques.

La conférence de Libreville ambitionne de créer un espace de dialogue structuré entre chercheurs, professionnels de santé, praticiens de la médecine traditionnelle et leaders spirituels, afin de confronter les approches et de clarifier les conditions d’un usage responsable de la plante.

Un enjeu stratégique pour le Gabon

Organisé par plusieurs structures nationales et internationales, dont l’Americans For Ibogaine, le Groupement d’intérêt économique Bloc of Operators in the Iboga Sector (BOIS), Reset Health Gabon, l’AGADEV et la Fondation Stéphane Lasme, l’événement réunira également des autorités gouvernementales et des partenaires institutionnels et privés.

Pour le Gabon, pays d’origine de l’Iboga, l’enjeu dépasse le cadre scientifique. Il s’agit aussi de préserver et valoriser une ressource endémique, de protéger les savoirs traditionnels associés et de définir les contours d’une gouvernance capable d’éviter la surexploitation ou l’appropriation non encadrée de ce patrimoine.

Vers un cadre éthique et réglementaire

L’un des objectifs affichés de la conférence est de poser les bases d’un cadre éthique, réglementaire et durable autour de l’Iboga et de l’Ibogaïne. Cette réflexion intervient dans un contexte où la demande internationale s’accroît, alors que les mécanismes de régulation restent encore fragmentaires.

La mise en place de règles claires pourrait permettre au Gabon de se positionner comme une référence internationale, tout en conciliant protection de la biodiversité, respect des traditions et développement économique maîtrisé.

Un moment fondateur attendu

Présentée par les organisateurs comme un moment charnière, la conférence de Libreville pourrait marquer une étape importante dans la reconnaissance institutionnelle de l’Iboga. Sa portée réelle dépendra toutefois des suites concrètes qui lui seront données, notamment en matière de politiques publiques, de protection juridique et d’implication des communautés locales.

À travers cette initiative, le Gabon cherche à inscrire l’Iboga au croisement de la tradition et de la modernité, dans une démarche où patrimoine culturel, science et souveraineté sur les ressources naturelles se répondent.

Wilfried Mba N.

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