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Environnement : Maurice Ntossui Allogo, le « nouveau Lee White » ?

7 janvier 2026
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Environnement : Maurice Ntossui Allogo, le « nouveau Lee White » ?
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À l’issue du dernier remaniement du gouvernement, Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts démissionnaire conformément à la loi, a repris son portefeuille ministériel avec, en prime, l’Environnement et le Climat. Il devient ainsi un « super ministre » chargé de portefeuilles aussi stratégiques.

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Les Eaux et Forêts, l’Environnement, le Climat et la question du Conflit homme-faune (CHF) sont les quatre portefeuilles placés sous la responsabilité de Maurice Ntossui Allogo. Le ministère de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat a été supprimé et ses attributions rétrocédées à l’ancien ministère des Eaux et Forêts, déjà chargé du CHF. Ce réaménagement, alors que le ministère de l’Environnement avait été créé à l’origine pour mieux affiner le déploiement diplomatique du Gabon en matière environnementale, fait de Maurice Ntossui Allogo un « super ministre », d’un calibre comparable à celui du professeur Lee White qui, en son temps, gérait plusieurs secteurs consacrés à l’environnement au Gabon.

Maurice Ntossui Allogo, une méthode pas toujours comprise

Si cette superposition des secteurs sous la responsabilité d’une seule personne n’est pas nouvelle au Gabon, c’est surtout la méthode Ntossui Allogo et sa capacité à suivre le cours des enjeux et défis qui posent question. Arrivé en 2023 à la tête du ministère des Eaux et Forêts sans réelle connaissance, ni maîtrise des aspects techniques liés aux Eaux et Forêts, au climat et à la gestion du CHF, il faut le dire, la vision de gouvernance de l’homme en armes a du mal à être assimilée. Conséquence : celle-ci fait, à tort ou à raison, l’objet de critiques de part et d’autre. Ces critiques pointent notamment le recul du leadership du Gabon en matière environnementale sur la scène internationale, au profit par exemple des deux Congo (RDC et Brazzaville) pour ce qui concerne la région du bassin du Congo.

Récemment, la montée au créneau des agents membres du Syndicat national des professionnels des Eaux et Forêts (SYNAPEF), réclamant des arriérés de paiement de l’ordre de cinq trimestres, a renforcé ce constat, alors qu’en 2023, lors de sa prise de fonction à la tête de ce ministère, Maurice Ntossui Allogo promettait de « mettre l’homme au centre de la gouvernance ». Deux ans après, est-ce réellement le cas ?

Défis

Même si ces secteurs ministériels lui sont désormais familiers, l’étoffement du ministère des Eaux et Forêts n’est pas une sinécure. Sur le volet environnemental, sous la gouvernance de Mays Mouissi, le ministre sortant, plusieurs chantiers avaient été engagés et devront être poursuivis par Maurice Ntossui Allogo. Parmi ceux-ci figurent notamment la mesure interdisant la vente et l’usage des sacs plastiques à usage unique sur l’ensemble du territoire national, ainsi que le projet de mise en service d’un nouveau Centre d’Enfouissement Technique (CET) à Nkoltang, en raison de la saturation de la décharge de Mindoubé. À cela s’ajoutent la question du statut des écogardes, la crise qui secoue le secteur de la foresterie avec la menace de fermeture d’usines de transformation du bois, ainsi que les risques pesant sur les emplois locaux, pour ne citer que ces aspects.

De toute évidence, Maurice Ntossui Allogo n’aura pas la tâche facile, d’autant plus que le président de la République, dont la gouvernance fait l’objet de vives critiques, attend de ses collaborateurs des résultats immédiats.

Wait and see…

Michael Moukouangui Moukala

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