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Aires protégées et industries fossiles : Perenco et TotalEnergies éclaboussées par l’enquête « Fueling Ecocide »

15 janvier 2026
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Aires protégées et industries fossiles : Perenco et TotalEnergies éclaboussées par l’enquête « Fueling Ecocide »
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L’enquête « Fueling Ecocide », menée conjointement par l’Environmental Investigative Forum (EIF) et l’European Investigative Collaborations (EIC) en partenariat avec InfoCongo et douze autres partenaires médias, publiée hier, mercredi 14 janvier 2026 sur le site InfoCongo.org, révèle que les permis d’exploitation pétrolière et gazière empiètent sur 7 000 aires protégées à travers le monde. Perenco et TotalEnergies qui détiennent des actifs dans le secteur au Gabon sont cités, alors que leurs sites empiètent ou impactent négativement l’équilibre des écosystèmes marins et terrestres.

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Menée par 13 médias internationaux et coordonnée par le collectif de journalistes Environmental Investigative Forum (EIF) et le réseau de médias European Investigative Collaborations (EIC), l’enquête montre que des sanctuaires de biodiversité, alors qu’ils devraient rester exempts de toute activité industrielle, sont parsemés d’infrastructures pétrolières et gazières. Les données sont le résultat de l’analyse comparative de 315 000 zones répertoriées dans la Base de données mondiale des aires protégées (WDPA) avec des données géospatiales relatives à 15 000 permis d’exploitation pétrolière et gazière dans 120 pays, fournies par le prestataire Mapstand.

De façon absolue, note InfoCongo dans sa publication, « l’enquête révèle l’ampleur réelle de la menace que représentent les compagnies pétrolières et gazières, notamment les géants européens tels que Shell, ENI et TotalEnergies, pour la biodiversité mondiale ».

Conséquence, note InfoCongo, 3 164 permis d’exploration et de production de pétrole et de gaz empiètent sur 7 021 aires protégées réparties dans 99 pays. Cela représente plus de 690 000 km² cédés aux compagnies pétrolières, une superficie supérieure à celle de la France. Dans certains cas, les chevauchements sont partiels, mais la moitié de ces aires protégées sont entièrement couvertes par des permis d’exploitation d’hydrocarbures.

Dans les pays enquêtés, les permis d’exploration couvrent 387 000 km² d’aires protégées, soit une superficie supérieure à celle de l’Allemagne. Ces permis peuvent inclure des infrastructures et des puits d’exploration. Dans les aires marines protégées, des technologies de cartographie des gisements sous-marins, susceptibles de nuire à diverses formes de vie marine, peuvent être déployées. À cela s’ajoutent les permis dont le statut n’est pas disponible dans nos données. Enfin, les chevauchements entre les permis de production de pétrole et de gaz, qui représentent le plus grand risque, sont presque aussi importants que la superficie de l’Irlande, couvrant 74 000 km² d’aires protégées.

Selon l’enquête “Fueling Ecocide”, 763 compagnies pétrolières différentes exploitent au moins un permis qui chevauche une zone protégée. Ces compagnies ont été classées dans le cadre de cette enquête par superficie, en ne prenant en compte que les permis de production. Perenco (5e) et TotalEnergies figurent dans le top 10 dans les mauvais élèves et occupent respectivement les 5e et 7e place, juste derrière Shell qui opérait au Gabon jusqu’en 2017.

Les impacts de leurs activités comprennent la pollution de l’air, des sols et de l’eau, la déforestation, l’atteinte aux espèces menacées et dans de nombreux cas, la destruction est déjà en cours, comme le documentent les ONGs et comme l’ont constaté sur le terrain les reporters d’InfoCongo et de Daraj,  membres du projet « Fueling Ecocide ». Plusieurs fois épinglé pour ses actes de pollution de l’eau, du sol et des écosystèmes forestiers, dans la province du Moyen-Ogooué, la position de Perenco n’étonne pas.

Face à cette gravité, l’ONG Leave it in the Ground (LINGO) cité par InfoCongo.org, qui a publié de nombreux rapports sur le sujet, appelle à « l’interdiction immédiate de l’exploration et de l’extraction des combustibles fossiles dans les aires protégées et conservées du monde entier ».

Au constat de l’enquête, ce sont principalement les zones reconnues internationalement comme étant les plus cruciales pour la planète qui sont massivement touchées. Les données d’InfoCongo et ses partenaires montrent que les deux tiers de la surface mondiale touchée par l’empiètement se situent dans environ 6 300 aires protégées reconnues internationalement : sites de l’UNESCO et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), zones humides Ramsar, terres autochtones et zones Natura 2000 de l’Union européenne. Les zones restantes sont protégées uniquement au niveau national.

L’UICN et l’UNESCO recommandent l’interdiction des activités pétrolières et gazières dans leurs aires protégées. L’UICN a adopté une résolution s’engageant à ne pas autoriser les activités liées aux hydrocarbures dans les aires protégées figurant sur sa liste, mais cette résolution n’est pas juridiquement contraignante. Un rapport de l’UNESCO de juillet 2025 révèle que des permis d’exploitation pétrolière et gazière et des zones faisant l’objet d’appels d’offres sont en cours d’examen sur 24 % des sites inscrits par cette agence des Nations Unies sur la Liste du patrimoine mondial.

« Les sites du patrimoine mondial couvrent moins de 1% des terres émergées, mais abritent un cinquième de la richesse mondiale en espèces », a déclaré un porte-parole de l’UNESCO. La production d’hydrocarbures dans ces zones pourrait provoquer « des dommages environnementaux irréversibles, fragiliser les moyens de subsistance locaux, éroder les qualités uniques qui ont valu à ces sites une reconnaissance mondiale […] et compromettre les objectifs mondiaux en matière de biodiversité », a-t-il ajouté.

Les scientifiques quant à eux, alertent sur une extinction massive d’espèces vivantes en cours. Alors que la combustion des énergies fossiles demeure le principal facteur du réchauffement climatique, la perte de biodiversité « exacerbe les effets du changement climatique », a déclaré le Conseil scientifique de la COP15 sur la biodiversité, organisée par les Nations Unies.

L’extraction pétrolière dans les aires protégées contrevient aux ambitions du Cadre mondial pour la biodiversité (CMB) de Kunming-Montréal, adopté lors de la COP15 par 196 pays en 2022. Le CMB s’est fixé pour objectif de protéger 30 % de la surface des mers et des terres émergées d’ici 2030, contre respectivement 17,6 % et 8,4 % aujourd’hui.

« Le Traité-cadre mondial sur la biodiversité est un texte de droit international. Son principal défaut réside dans l’absence de mécanisme d’application. Contrairement à l’Accord de Paris [le traité international visant à lutter contre la crise climatique], qui prévoit des amendes, ce traité est problématique pour les écosystèmes. C’est un problème majeur », explique Stephen Woodley, écologiste et consultant pour l’UICN. « L’application du droit international de l’environnement demeure insuffisante : la responsabilité incombe aux États », ajoute Antonio Tricarico, de l’ONG ReCommon.

Source : InfoCongo.org

Pour plus de détails sur l’enquête : https://infocongo.org/fr/fueling-ecocide-7000-protected-areas-threatened-by-oil-and-gas-projects-worldwide/

Fragment de l’enquête initiale financée par le Journalism Fund Europe et Investigative Journalism for Europe (IJ4EU)

Avec la participation de  :

Equipe internationale : Auteurs: Alexandre Brutelle (Environmental Investigative Forum), Yann Philippin (Mediapart) and Daniela Sala (Domani);  Analyses des données & visualisations par  Leopold Salzenstein (EIF), Dafni Karavola (Reporters United), Alexandre Brutelle and Yann Philippin;

Infos supplémentaires: Hala Nasreddine (Daraj), Juliana Mori (Infoamazonia), and Philomène Djussi Fotso        (InfoCongo)

InfoCongo Team : Berdy Pambou, Ghislaine Deudjui, Shing Timothy, Michaël Moukouangui Moukala, Kevin Nfor

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