• About
  • Advertise
  • Privacy & Policy
  • Contact
samedi, juin 27, 2026
La Lettre Verte
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme
No Result
View All Result
La Lettre Verte
No Result
View All Result

Parcs nationaux : vers une gestion déléguée

22 janvier 2026
0
Parcs nationaux : vers une gestion déléguée
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

La récente rencontre entre l’Ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Cécile Abadie, et le ministre gabonais des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, Maurice Ntossui Allogo, s’inscrit dans la continuité d’un partenariat ancien axé sur la gestion durable des ressources naturelles. La gestion déléguée des parcs nationaux est apparu comme une priorité lors de cette rencontre. Cette option, nouvelle, renvoie à des enjeux structurels de conservation au Gabon.

LIREAUSSI

Pêche : l’Union européenne favorable au prolongement de l’Accord avec le Gabon

Suspension de l’exploitation de l’or : au Gabon, remake de 2018 et éternel recommencement d’une politique sans dents

ACC/APAC-territoire de vie : le plaidoyer des ONGs NADA et Muyissi Environnement pour faire entendre les droits des communautés

Depuis la création des 13 parcs nationaux en 2002, le Gabon s’est positionné comme un acteur majeur de la conservation en Afrique centrale. L’Union européenne (UE), de son côté, a accompagné en octroyant des financements pour la gestion de ces actifs verts, à travers des programmes liés à la gouvernance forestière, à la biodiversité et à la lutte contre l’exploitation illégale, notamment via le processus FLEGT engagé dans les années 2010 et les engagements pris dans le cadre du Green Deal européen adopté en 2019.

Pourtant, sur le terrain, la gestion des aires protégées continue de faire face à des contraintes persistantes : ressources financières limitées, déficit de surveillance, pressions liées au braconnage, conflits homme-faune et faibles retombées économiques locales. C’est dans ce contexte que la gestion déléguée des parcs apparaît comme une réponse opérationnelle face aux insuffisances du modèle classique, en confiant tout ou partie de la gestion à des structures spécialisées, sous contrôle de l’État.

Le communiqué conjoint du ministère des Eaux et Forêts et de l’Union européenne met en avant cette option sans toutefois en préciser les contours. Une question centrale demeure : qui portera concrètement la responsabilité de cette gestion ? S’agira-t-il d’ONGs internationales, de partenariats public-privé, ou de mécanismes mixtes associant acteurs locaux et partenaires techniques européens ? Les modalités de gouvernance, de financement et de redevabilité restent, à ce stade, peu explicitées.

Cette prudence contraste avec les engagements antérieurs de l’Union européenne, qui a régulièrement réaffirmé son soutien à une conservation inclusive, respectueuse de la souveraineté des États et bénéfique aux communautés riveraines. Or, dans plusieurs zones protégées, les populations locales continuent de percevoir la conservation comme une contrainte plutôt qu’une opportunité, révélant un décalage entre les discours et la réalité vécue.

Si elle est correctement encadrée,  cette gestion déléguée pourrait améliorer l’efficacité de la conservation, renforcer la transparence et mobiliser des expertises techniques adaptées. Surtout que 23 ans après leur création, l’Etat gabonais n’a pas su capitaliser sur ce patrimoine au regard des moyens colossaux dépensés. Ainsi, sans mécanismes clairs d’évaluation, de contrôle et d’ancrage local, elle risque de reproduire les limites déjà observées dans certains partenariats environnementaux.

La rencontre UE–Gabon réaffirme ainsi une volonté politique partagée, mais elle renvoie surtout à un défi majeur : transformer les engagements diplomatiques en résultats mesurables sur le terrain.

Wilfried Nguema M.

Advertisement Banner
Previous Post

Afrique centrale : quelles pratiques sylvicoles pour assurer la régénération des essences exploitées dans les permis forestiers ?

Next Post

Aviculture durable : face au défi de la souveraineté alimentaire, Pacôme Kossy à l’écoute des fermiers à Kango

Related Posts

Pêche : l’Union européenne favorable au prolongement de l’Accord avec le Gabon
Local

Pêche : l’Union européenne favorable au prolongement de l’Accord avec le Gabon

by Michael Moukouangui
27 juin 2026
Suspension de l’exploitation de l’or : au Gabon, remake de 2018 et éternel recommencement d’une politique sans dents
Local

Suspension de l’exploitation de l’or : au Gabon, remake de 2018 et éternel recommencement d’une politique sans dents

by Michael Moukouangui
25 juin 2026
ACC/APAC-territoire de vie : le plaidoyer des ONGs NADA et Muyissi Environnement pour faire entendre les droits des communautés
Local

ACC/APAC-territoire de vie : le plaidoyer des ONGs NADA et Muyissi Environnement pour faire entendre les droits des communautés

by Michael Moukouangui
24 juin 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DERNIERS ARTICLES

Pêche : l’Union européenne favorable au prolongement de l’Accord avec le Gabon
Local

Pêche : l’Union européenne favorable au prolongement de l’Accord avec le Gabon

27 juin 2026
Tourisme : le Gabon acte sa participation à la 69ᵉ Commission régionale de l’ONU Tourisme pour l’Afrique
Tourisme

Tourisme : le Gabon acte sa participation à la 69ᵉ Commission régionale de l’ONU Tourisme pour l’Afrique

27 juin 2026
Gestion des équipements agricoles : le Gouvernement reconnaît des insuffisances et annonce des mesures
Agronomie

Gestion des équipements agricoles : le Gouvernement reconnaît des insuffisances et annonce des mesures

27 juin 2026

© 2022 La lettre verte By Go Digital

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Financement
  • Biodiversité
  • Climat
  • Local
  • RSE
  • Agronomie
  • Tourisme

© 2022 La lettre verte By Go Digital