A l’initiative de l’Association des Guides Professionnels du Gabon (AGPG), les Guides touristiques et les communicateurs environnementaux, à l’occasion d’un atelier de renforcement des capacités organisé au siège de l’Agatour sis à Batterie 4, ont été édifiés sur les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae).
Chaque année, de juin à Octobre, loin des regards avisés, elles écument les eaux gabonaises pour s’accoupler et se reproduire, et pourtant, nombreux sont les guides, les touristes, les simples observateurs et les spécialistes de la communication environnementale au Gabon qui ne connaissent et ne comprennent toujours le comportement des baleines à bosse ((Megaptera novaeangliae).
Ce constat, alors que de plus en plus, ces mammifères de la famille des Mysticètes deviennent des produits touristiques incontournables. Ils figurent comme attraction touristique dans le cadre de la 3ᵉ édition de la Caravane Touristique du Gabon qui va démarrer dans quelques jours. Raison de plus, s’il faut en convenir, de mieux amplifier les connaissances des guides touristiques sur ce fascinant mammifère des eaux qui pèse en général entre 25 et 40 tonnes pour 13 à 17 mètres de long pour un adulte.
En effet, les deux catégories des participants ont été formées sur la biologie, l’anatomie, le comportement, la migration, la reproduction et l’importance écologique des baleines à bosse. Pour Rémy Nkombe, Guide touristique professionnel et président de l’Association des Guides Professionnels du Gabon (AGPG), cet atelier se justifie, car « nous sommes en pleine période des baleines à bosse », ajoutant : « elles commencent à arriver et c’est un produit touristique qui n’est souvent pas connu du grand public ».
Problème : ce produit touristique prend progressivement de la valeur et constitue une source de diversification des offres touristiques, alors que le Gabon veut se positionner comme leader en Afrique centrale sur le tourisme. La formation était donc essentielle pour sensibiliser les guides aux bonnes pratiques d’interprétation touristique, à la conservation des cétacés et aux menaces qui pèsent sur ces mammifères marins. « Les échanges ont souligné le rôle majeur du Gabon comme destination de référence pour l’observation des baleines à bosse en Afrique », a conclu Rémy Nkombe.
En dépit de son caractère touristique, les baleines à bosse revêtent une importance écologique capitale à plus d’un titre. Leur présence permet de lutter contre les changements climatiques et elles sont une source de captation de carbone. Le Gabon héberge 10% de la population.
Michael Moukouangui Moukala






