A l’horizon 2029, la Comilog va lancer les activités d’une unité de production de biocharbon, grâce à un partenariat conclu avec la société Precious Wood pour la valorisation des déchets de production de grumes de bois.
Le partenariat entre la Comilog, filiale du groupe français Eramet, et Precious Wood cible la production de 10 kt de biocharbon par an. Actuellement à l’étude, ce partenariat vise notamment la valorisation des déchets de production de grumes de bois.
Utilisable dans l’industrie comme bio-réducteur en substitution du coke métallurgique, le biocharbon constitue un levier stratégique à la fois pour décarboner la transformation du minerai de manganèse au Gabon et réduire les importations de coke.
A Lastoursville, localité située dans la province de l’Ogooué-Lolo, un four pilote permet de tester la faisabilité de ce projet.
Selon le groupe français Eramet, maison mère de la Comilog, « le développement de cette production locale de biocharbon permettra également d’accroître la contribution des secteurs forestiers et du manganèse à l’économie gabonaise, tout en créant de nouveaux bassins d’emplois ».
L’enjeu de cet accord est de décarboner la transformation du minerai de manganèse et réduire les importations de coke métallurgique. C’est l’un des points de résilience écologique de l’accord de partenariat conclu hier, lundi 20 juillet 2026 à Paris, entre l’Etat gabonais et le groupe français Eramet. Celui-ci met cependant en lumière une compensation carbone assez minime, en comparaison aux impacts réels de l’action de transformation du manganèse sur place si le projet aboutissait.
Déjà critiqué pour son action à Moanda, Eramet devra plus que jouer le fair-play écologique avec sa future nouvelle usine de transformation locale de manganèse. Cela relève d’une responsabilité nécessaire, alors que la transformation des matières premières n’est jamais exempte de critique sur les aspects écologiques.
Séraphin Lame





