A l’occasion de la journée mondiale des sols, célébrée le 5 décembre 2025, les points focaux environnement du Réseau des médias pour la santé et l’environnement (REMAPSEN) ont été édifiés par les experts du Centre international pour le développement des engrais (IFDC) sur le rôle stratégique des sols, considérés comme le moteur de la vie sur terre.
Sensibilisation online, la rencontre a été l’occasion de visiter la thématique : « Des sols sains pour un avenir résilient : transformer les données probantes, les partenariats et l’inclusion en actions ». Tour à tour édifié par les experts et scientifiques de l’IFDC dont Henk Van Dujin, le président de l’organisation, la Vice-présidente et bien d’autres, la rencontre est revenue sur le « rôle stratégique des sols » et la nécessité de créer des synergies pour trouver des solutions innovantes afin de contourner les problèmes de pollution et de fertilité dont souffre les sols.
Selon Bouba Traoré, un scientifique, « tous les sols ont des problèmes de fertilité liés aux problèmes du climat et autres (…) » Cela dit, l’enjeu, selon lui, est de convaincre les agriculteurs d’adopter de nouvelles technologies pour augmenter la production. Ce qui permettra de changer les systèmes traditionnels d’usage des sols par des méthodes de labour innovant, intégrer et à même d’améliorer la fertilité des sols dans les zones arides. Cette trajectoire, les pays africains doivent se l’approprier, non seulement pour s’adapter à la crise climatique, mais également pour prévenir la faim dans le continent où, 250 millions de personnes en Afrique souffrent de la faim ou de la malnutrition. Une réalité ponctuée par l’accroissement de la population du continent et la raréfaction des terres arables.
Pour l’Expert Alain Traoré, la Santé des sols ne concerne pas seulement l’agriculture mais la vie en elle-même. Ce qui impose selon lui, d’agir sur plusieurs niveaux, afin de relever les défis stratégiques liés à l’inclusion, à la coopération et collaboration, aux partenariats, au financement et à l’innovation pour disposer d’un environnement propice pour permettre aux pays d’être résilients.
Engagé dans cette trajectoire, le Centre international de développement des engrais s’efforce de réduire la faim dans le monde, en introduisant des pratiques agricoles et des technologies d’engrais améliorées pour les agriculteurs et en reliant les agriculteurs aux marchés. Mais sans la dynamique décrite plus haut, sa mission sera limitée. Et pour cause, avec un budget d’action de 100 millions d’euros, l’IFDC a besoin de 300 millions d’euros pour avoir un maximum d’impact.
La faiblesse financière explique d’ailleurs pourquoi le centre ne couvre pas l’ensemble des régions, à l’exemple de l’Afrique Centrale où son absence est remarquée. Peut-être, un engagement plus élargi permettra de lever les obstacles liés à cette absence.
Ce webinaire a été l’occasion pour les points focaux environnement du REMAPSEN, de faire le lien entre la disponibilité des sols, leur santé, la production agricole, la lutte contre la faim et la nécessité des synergies pour maintenir la capacité des résiliences des sols face aux changements climatiques.
Michael Moukouangui Moukala






